La 25ème session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CdP25), qui a débuté le lundi 2 décembre à Madrid en Espagne, se poursuit, sous la présidence du Chili.
Cette conférence devrait être le cadre idéal pour la communauté internationale de favoriser le rehaussement de l’ambition des Contributions déterminées au niveau national sur la question du CC. Par ailleurs, les autres enjeux et non moins importants, comme la mobilisation des financements à long terme, les mécanismes de coopération sous l’Accord de Paris, la suite à donner au rapport spécial du GIEC sur les 1,5 degrés et le renforcement des capacités sous l’Accord de Paris sont au menu.
Pour rappel, les Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), lors de l’adoption de l’Accord de Paris en 2015, avaient mandaté le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de produire un rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement global de la planète au-dessus de 1,5 degrés Celsius.
Il a été noté dans le rapport publié en 2018 par le GIEC, que limiter le réchauffement à 1,5 °C et non à 2 °C permettrait de faire en sorte que la société soit plus durable et plus équitable. Il souligne toutefois que pour y parvenir, il faudrait modifier rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société, notamment réduire considérablement les émissions de gaz a effet de serre et fonder des économies sobres en carbone.
En septembre dernier, le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres a montré la voie en invitant les dirigeants du monde à prendre part à un Sommet à New York aux États-Unis consacré à l’action de lutte contre les changements climatiques. 77 pays s’y sont engagés à éliminer totalement leurs émissions de gaz a effet de serre d’ici 2050. Plusieurs engagements financiers totalisant 7,4 milliards USD ont été annoncés en faveur du Fonds vert climat.
Notre pays en tant que partie à la Convention est dans Groupe des Petits États Insulaires en Développement (PEID). C’est un groupe très actif en tant que coalition tant dans les négociations auprès des Nations Unies que dans le cadre de la CCNUCC. Les PEID ont été reconnus pour la première fois comme un groupe à part entière des pays en développement lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement, à Rio de Janeiro en 1992.
Les pays qui en font partie couvrent presque tous les continents du globe, ce qui en fait un important et imposant groupe de négociations. Il s’allie souvent, pour certaines de ses positions, avec le Groupe Africain des Négociateurs, l’Alliance des Petits Etats Insulaires et les Pays les Moins Avancés.
Dans certaines situations avec le Groupe des 77 + Chine, qui est une alliance de pays en développement composée de 134 membres, qui s’efforcent de développer une position commune sur les principaux sujets de négociations. La CdP25 devra aboutir à des résultats alignés à l’urgence de l’action climatique, notamment des engagements plus ambitieux des pays avant 2020.
Mmagaza
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