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Congrès mondial de la nature : Transformer la compréhension en unité et l’unité en action

Congrès mondial de la nature :  Transformer la compréhension en unité et l’unité en action © : HZK-LGDC

La séance d’ouverture du Congrès mondial de la nature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis (EAU), a donné le ton pour cette semaine de réunion au cours de laquelle des dirigeants mondiaux, des experts et d’autres personnalités feront part de leurs réflexions sur le thème du Congrès, « Revitaliser la gouvernance mondiale pour la nature et les populations ».


Lançant le forum, l’exposition et l’assemblée des membres, la première journée du Congrès a également été marquée par des exposés, des podcasts en ligne, des sessions de formation et de renforcement des capacités, ainsi que par la première séance de l’Assemblée des membres. C’est en présence de Son Altesse Royale le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, que Surangel Whipps Jr, le président des Palaos, a ouvert le Congrès en présentant le concept de « bul », un moratoire adopté par les chefs de village pour permettre à la nature de se renouveler, soulignant qu’il symbolise l’adaptabilité, la retenue et le respect de la nature, qui sont essentiels pour équilibrer la conservation de la nature et le bien-être des populations.

 

Razan Khalifa Al Mubarak, Présidente de l’Uicn, a noté que le multilatéralisme est mis à rude épreuve, mais a également évoqué l’existence d’un esprit de coopération émergent qui reconnaît l’indissociabilité des êtres humains et de la nature, et a qualifié ce Congrès d’une « occasion de transformer la compréhension en unité et l’unité en action ». Lors du Dialogue d’ouverture de haut niveau, la modératrice Grethel Aguilar, la directrice générale, a qualifié son organisation de « force imparable pour le changement » et a souligné que la confiance dans la science et la sagesse traditionnelle était essentielle pour relever les défis du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la polarisation croissante.

 

Les plénières et les sessions thématiques de la journée étaient articulées autour des 5 thèmes interdépendants du Congrès : intensifier les actions de conservation résilientes ; réduire les risques de dépassement des objectifs climatiques ; garantir l’équité ; passer à des économies et des sociétés respectueuses de la nature ; et le thème de l’innovation disruptive et leadership pour la conservation. Valerie Hickey, Directrice mondiale pour le changement climatique à la Banque mondiale, a souligné que la Banque investissait 5,5 milliards de dollars par an dans la nature et a déclaré qu’il était nécessaire de mettre en place des financements plus abordables et plus fiables pour les petits exploitants.

 

Anthony Goldner, Directeur général du Groupe de travail sur les informations financières liées à la nature, a déploré le déficit actuel de 900 milliards de dollars américains dans le financement de la nature, mais s’est félicité de l’évolution des mentalités vers une mise en relation de la nature avec les risques et la résilience des entreprises. Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité d’améliorer les données et les indicateurs scientifiques liés à la nature, ainsi que la transparence des rapports afin d’attirer les financements privés, de montrer le retour sur investissement et de parvenir à une compréhension commune.

 

Les discussions ont permis de tenir des sessions sur la conservation mettant en vedette les jeunes, de sensibiliser les entreprises et l’industrie à leur dépendance à l’égard d’écosystèmes sains, et de partager des connaissances grâce à des dialogues, des formations, des débats et des exposés. La nature est l’affaire de tous : mobiliser des capitaux pour la biodiversité et la résilience : Ce dialogue de haut niveau a ouvert le sommet des entreprises en réunissant des décideurs mondiaux afin qu’ils partagent la manière dont ils ouvrent de nouvelles opportunités d’investissement dans la nature.

 

Dans son discours liminaire, Razan Al Mubarak, Présidente de l’Uicn, a proposé quatre « thèmes principaux » pour guider le dialogue : la matérialité, la dépendance, la réputation et les opportunités. Elle a déclaré que le coût de la perte de biodiversité n’était plus abstrait, se manifestant « ici et maintenant », perturbant les chaînes d’approvisionnement et faisant peser des risques importants sur les entreprises. Nous y reviendrons sur dans nos prochaines éditions.

 

Mmagaza

 


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