« Répertorier et valoriser les vendeurs de poissons », c’est le thème de l’atelier qui a eu lieu dans les locaux du commissariat à la production de Ngazidja et qui a réuni mercredi dernier des inspecteurs sanitaire, des représentants des mairies et la direction de la pêche.
« Nous devons mener une sensibilisation pour expliquer les conséquences du poisson », montre Nidal Ali M’sa, inspecteur sanitaire de l’office de contrôle qualité et de certification des produits halieutiques (ONCQCPH). Outre les effets qui sont bénéfiques que contient le poisson, ce dernier peut avoir, après décomposition, certaines conséquences sur l’organisme. Raison pour laquelle Nidal Ali M’sa explique que « le poisson est parmi les aliments qui pourrissent vite, et celui-ci peut avoir des effets néfastes pour la santé ».
Pour lutter contre cette nocivité, le vendeur se doit de protéger l’aliment en le conservant au frais, dans un endroit propre et pur. Et pour expliquer ce fléau aux vendeurs, en majorité illettrés et analphabètes, l’office se donne comme principale mission « la sensibilisation sur le changement de la mentalité comorienne, le laxisme ». « Ce processus de recensement est un processus qui a débuté il y’a de cela quelques mois. A présent, nous allons poursuivre ce processus en passant à l’étape 2 qui consiste à régulariser la situation des vendeurs avec la mise à leur disposition des cartes professionnelles », montre l’inspecteur.
Pour la mise en place de ce nouveau processus national, l’office a prévu de mettre à la disposition de ces vendeurs, avec le soutien du gouvernement, des marchés spéciaux dans la vente du poisson. « Cette politique va nous permettre de nous protéger contre les maladies et en menant une inspection parfaite », insiste-t-il. Jusqu’à ce jour plus 900 vendeurs ont déjà eu leurs cartes professionnelles dont 573 à Ngazidja, plus de 300 à Anjouan et plus de 150 à Mohéli sur un chiffre estimé à plus 2000 vendeurs.
Pour renforcer leur travail, l’office lance un appel à toutes les communes pour la mise en place, le respect et le suivi de cette nouvelle politique en intervenant sur la mobilisation des vendeurs d’abord pour l’inscription puis sur le respect des moyens qui seront alloué pour la protection et la conservation du poisson au frais et dans des conditions d’hygiène convenables.
A.O Yazid
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