La Gazette

des Comores

Consommation de drogue Une centaine d’étudiants touchés, dont 63% sont des filles

Consommation de drogue  Une centaine d’étudiants touchés, dont 63% sont des filles © : HZK-LGDC

Le réseau national anti drogue (RéNAD) avec l’appui de l’ambassade de France est en campagne de prévention contre la drogue. Samedi dernier, cette équipe se trouvait à Fomboni pour sensibiliser les jeunes contre la consommation de drogue. Les enquêtes menées sur l’ensemble du pays par l’école de santé puis par le projet SIDA témoignent une forte implication des jeunes filles dont 3% sont en plus testées positives au VIH/SIDA.


Le RéNAD en partenariat avec l’ambassade de France ont rencontré des jeunes ainsi que des consommateurs de drogue par injection intraveineuse et quelques consommateurs de boisson alcoolisée à Mohéli. L’objectif est de soutenir et d’accompagner les jeunes dans la lutte contre la consommation de drogue mais aussi aider ceux qui en consomment de l'abandonner. Depuis 2020, cette structure a mis en place un programme avec les maires dans le but d'accompagner les organisations de la société civile à soutenir les jeunes qui se droguent à s'en sortir.

Les données statistiques dans l'ensemble du pays sorties par l'école de santé en 2017 montrent que 100 jeunes étudiants consomment de la drogue par injection intraveineuse. Ce chiffre a malheureusement augmenté à 168 cas en 2018, suite à une enquête menée à cette époque par le projet SIDA. 63% de ces jeunes sont des filles et 3% d'entre elles ont été testées positives au VIH Sida.

« Suite à ces données, nous sommes impérativement entrés en contact avec le ministère de la santé, celui de l'éducation nationale et des affaires sociales mais aussi avec les maires et les préfets pour trouver une solution afin de sortir le pays de cette crise. Malheureusement, ces dernières années il y a un relâchement au niveau de Mohéli », indique Elhad Abdérémane Boinafoumou (Mab Elhad), le président du RéNAD.

Selon un rapport publié l'année dernière par cette association, en 2021, chaque ville et village  du territoire national est confronté à ce fléau. C'est l'héroïne, la cocaïne et la drogue à base de feuilles qui sont les plus consommées. « Les femmes qui se droguent de nos jours ont toutes commencé par la consommation d'alcool. Cette dernière prend de l'ampleur puisque ces derniers temps, la prise des boissons énergétiques mélangées avec des médicaments tels que ibucap et autres psychotropes, est apparue en milieu estudiantin » souligne Mab Elhad.

La circulation régulière de la drogue aux Comores porte atteinte aux institutions, menace la santé publique et nuit aux efforts de développement. Ce phénomène touche plus les jeunes et adolescents qui tombent sous l’effet désastreux de cette substance mortelle. La curiosité, l’ennui, les problèmes familiaux, l’accès facile aux produits psycho-actifs, le prix abordable, le plaisir, la misère, le chômage ou tout simplement la mauvaise éducation, selon les spécialistes, font partie des causes qui poussent ces jeunes et adolescents à s’abonner à la consommation des drogues.

Riwad

 


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