La Gazette

des Comores

Contre les violences basées sur le genre, des formateurs sont formés

Contre les violences basées sur le genre, des formateurs sont formés © : HZK-LGDC

Du 19 au 21 mars, Mutsamudu plus particulièrement la Chambre de Commerce d’Anjouan abrite une formation sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Des experts locaux et internationaux vont dispenser une formation à plus d’une vingtaine de formateurs venus de toute l’ile.


La lutte contre les violences faites au genre est un combat mondial qui mobilise toutes les nations et les organisations internationales qui luttent pour les droits de l’homme. Aucun pays n’est épargné par ce fléau, des pays les plus avancés aux pays émergents, c’est le même combat. Selon des statistiques officielles, un pays comme la France malgré un arsenal juridique qui protège la femme, l’année dernière c’est 122 femmes qui ont perdu la vie par des actes de violence commises par leurs conjoints.

Aux Comores, on n’en est pas encore là, mais les organisations de la société civile, le gouvernement et le Système des Nations Unies aux Comores commencent à élever la voix pour barrer la route à ce fléau. C’est pourquoi, durant trois jours, YALI Comoros en collaboration avec l’Ambassade des Etats-Unis en Union des Comores et à Madagascar a organisé cette formation « pour sensibiliser les formateurs et les associations locales au niveau d’Anjouan à mieux prendre en charge les personnes concernées par ces violences » nous a confié Hakim Saïd M’changama de l’ONG CAP, l’un des formateurs.

A travers son bulletin trimestriel d’information sur les violences faites aux femmes et aux enfants, l’UNICEF relève qu’entre avril et juin 2022, 141 cas d’atteintes sexuelles ont été enregistrées dont 87% concernent les filles de 0 an à 18 ans. « 141 cas de violences au cours de ce deuxième trimestre 2022, tous types de violences confondus, dont 122 concernent les victimes de sexe féminin, ce qui représente 87%. »

Dans ce même bulletin on nous dit que sur l’ile de Ndzouani, les plus de 18 ans représentent  le plus gros pourcentage des victimes. « Les violences sur l’ile de Ndzouani touchent plus les victimes de sexe féminin, âgées entre 18 ans et plus, suivie de plus près par la tranche des 11-17 ans. »

AS Badraoui

 


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