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des Comores

Copil-projet filets sociaux : Des bénéficiaires fragilisés par les aléas et l’isolement

Copil-projet filets sociaux : Des bénéficiaires fragilisés par les aléas et l’isolement © : HZK-LGDC

Réunis en comité de pilotage à l’hôtel Faradel, les membres du comité de pilotage du projet « filets sociaux de sécurité » ont dressé un état des lieux contrasté. Si les actions engagées améliorent le quotidien des communautés bénéficiaires, les visites de terrain ont surtout mis en lumière de nombreuses difficultés : pertes de bétail, cultures ravagées, maladies et enclavement persistant. Autant de défis qui menacent la durabilité des acquis.


Comme annoncé, la réunion du comité de pilotage du projet des filets sociaux de sécurité s’est déroulée le 27 janvier à l’hôtel Faradel, en présence des représentants des ministères concernés ainsi que des partenaires techniques. Avant ces travaux, une mission de terrain a été menée par deux équipes distinctes sur différents sites, afin d’apprécier concrètement les activités réalisées par les bénéficiaires dans plusieurs localités. Représentant le secrétaire général du ministère de la Santé, empêché, le directeur administratif et financier (DAF) Hachim Hamadi, a rappelé la vocation première du projet : « L’objectif est de renforcer les capacités des communautés afin qu’elles puissent mieux faire face à leur vie quotidienne ». La deuxième équipe de la délégation s’est ainsi rendue à Domoni puis à Miremani, dans la région de Mlédjelé, pour apprécier les réalisations sur le terrain.

Dans ces villages, des femmes bénéficiaires se sont lancées dans des activités génératrices de revenus, notamment l’agriculture, l’élevage caprin et l’aviculture. Si l’engagement des communautés et leur satisfaction vis-à-vis du soutien du projet ont été salués, la mission a également constaté des obstacles majeurs freinant leur progression. Les bénéficiaires, tout en exprimant leur reconnaissance, ont unanimement sollicité un appui renforcé pour pérenniser leurs efforts. Le coordinateur national du projet, Ibrahim Ahamada, a été plus explicite sur les difficultés observées. « Nous avons constaté des pertes importantes, notamment des animaux qui n’ont pas résisté aux fortes pluies faute d’enclos adaptés, ou qui ont succombé à des maladies », a-t-il expliqué. Du côté agricole, plusieurs cultures, en particulier le maïs, ont subi de graves avaries causées par les insectes et les maladies des plantes.

À ces problèmes s’ajoute l’enclavement de certaines zones bénéficiaires. L’absence de routes et de moyens de transport complique l’accès aux appuis techniques et entraîne parfois des situations paradoxales de surproduction, comme des bananes laissées à pourrir faute de débouchés ou d’acheminement. Face à ce constat, le comité de pilotage a formulé plusieurs recommandations, répondant directement aux doléances des bénéficiaires : la mise à disposition de vétérinaires, de spécialistes des maladies des cultures et une meilleure coordination avec d’autres programmes pour améliorer l’accessibilité des zones concernées. Autant de mesures jugées indispensables pour corriger rapidement les anomalies observées et éviter que les efforts consentis ne soient réduits à néant.

Riwad

 


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