L’Onicor et les Hydrocarbures rassurent la population. Pour eux, il n’y a aucune rupture d’approvisionnement et affirment en outre que les stocks sur place « suffiront jusqu’à la fin du mois d’avril ». Les deux entreprises publiques exhortent les comoriens de ne pas céder à la panique et de faire preuve de responsabilité surtout en cette période de crise sanitaire.
« Il y a de la panique dans les stations-services et dans les points de vente de riz alors que cette situation n’a pas lieu d’être, tant nos stocks en pétrole et en riz sont largement suffisants », tente de rassurer le ministère de l’économie par la voix de son directeur de cabinet Said Abdou Salim, qui n’est pas sans savoir l’inquiétude des consommateurs due au coronavirus, et se ruent vers les magasins pour s’acheter des stocks au risque d’anticiper une rupture de stock.
Appuyé par le directeur de l’économie, celui de la société comorienne des hydrocarbures, celui de l’Onicor mais aussi par le secrétaire général du ministère de l’économie, Said Abdou Salim exhorte la population à ne pas alimenter la panique car « les autorités ne ménagent aucun effort pour qu’aucun produit alimentaire ne manque en cette période cruciale alliant la lutte contre le COVID-19 et ramadan ».
Si pénurie il y a pour certains produits, elle est donc « artificielle » selon le directeur de l’économie pour qui les petits commerçants voudraient se faire des grands bénéfices. S’adressant aux consommateurs, il appelle à éviter de faire d’importants stocks chez soi à un moment où aucune mesure de confinement n’a été déclarée par les autorités compétentes.
« Nous avons et nous aurons du riz aujourd’hui, demain et après demain », assure de son coté le patron de l’Onicor, Miroidi Aboudou. Selon lui, la quantité de ce produit de première nécessité stockée dans les magasins de sa structure est « bien plus que suffisante ». S’appuyant sur la provision annuelle que fait l’importateur public (Onicor), M. Miroidi indique que la consommation mensuelle sur l’ensemble de l’archipel varie entre 4 mille et 5 mille tonnes par mois.
« Avec notre dernière commande, à Anjouan nous avons plus de 5 milles tonnes et plus de 6 tonnes à Ngazidja. Ce qui veut dire que nous avons plus de 12 milles tonnes en stock qui peuvent nous suffire jusqu’à avril. Ici il ne s’agit que du riz ordinaire mais il y a aussi le riz de luxe, le basmati. Aujourd’hui (Ndlr : hier), on attend le débarquement d’une grande quantité à Anjouan et une autre à Ngazidja », se vante celui qui doit préciser que la fermeture des frontières ne concerne que les navires transportant des passagers.
Pour ce qui est des produits pétroliers, notamment le pétrole lampant, Oumara Mgomri, directeur des hydrocarbures, se veut lui aussi rassurant, rejetant au passage toute pénurie. Il fait savoir que la société livre aux stations services entre 40.000 et 45.000 litres de pétrole lampant par jour. « Les deux dernières semaines, nos livraisons variaient entre 40.000 et 48.000 litres jusqu’au 15 de ce mois. Ces trois derniers jours elles varient entre 78.000 et 83.000 litres de pétrole lampant », regrette-t-il, comme pour dénoncer l’affluence massive des consommateurs vers les stations sans raison valable.
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC