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Coronavirus: à Anjouan Associer la communauté dans la lutte

Coronavirus: à Anjouan  Associer la communauté dans la lutte © : HZK-LGDC

Pour connaitre l’évolution de la situation sanitaire de l’île d’Anjouan, Azali Assoumani s’est rendu sur place et a rencontré la coordination de l’île chargée de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Il est ressorti de cette réunion que des véritables défis restent encore à relever, surtout l’adhésion de la population dans cette lutte.


Après Mohéli, le chef de l'Etat s'est rendu à Anjouan le jeudi 04 février pour s’enquérir de l’évolution de la pandémie dans l'île. Cette réunion d’urgence a vu la présence de la ministre de la santé Loub Yacouti Athoumani et les membres de la coordination consulaire contre le coronavirus. Le président Azali Assoumani a salué les efforts inlassables du personnel soignant, des oulémas mais aussi des agents communautaires. « On est encore loin du compte. Nous devons encore renforcer les mesures pour lutter contre cette maladie. Je suis là pour connaitre l’évolution pandémique pour qu’on revoie ensemble les failles pour mieux les améliorer », souligne le chef de l’Etat, tout en rajoutant que « nous n’avons pas encore gagné la bataille ».

 

Au cours de cette réunion, la ministre de la santé a rappelé les failles qui ont été constatées dans cette deuxième vague mais qui ont été vite améliorées. « J’avais remarqué au début une désorganisation surtout au niveau de la logistique, mais l’on a apporté des améliorations », avance-t-elle.

 

De son côté, le coordinateur insulaire Anssouffouddine Mohamed a fait une brève présentation au président sur la situation. Pour lui, il est impératif que le pays se serve de l’expérience de Mohéli pour lutter contre l’ennemi invisible. Depuis le début de la covid-19, Anjouan a enregistré 609 cas dont 163 lors de la première vague et 446 lors de la deuxième vague. Sur cette deuxième vague, l’île comptabilise 26 décès. Le taux de positivité de la première vague était de 3% et sur cette deuxième vague, la courbe a évolué. « En janvier, le taux de positivité était de 28%, puis 44%, 59% et 67%. En février on est à 16% même si les décès communautaires sont de plus en plus fréquents », constate-t-il.

 

Selon lui, les fausses nouvelles et les rumeurs rependues causent des dégâts. « Certaines personnes pensent qu’à Bambao Mtsanga, on ne guérit pas mais on meurt. C’est pour cela qu’il faut qu’on instaure une stratégie de prise en charge communautaire, dit-il. Il faut qu’on mette en place un système d’adhésion de la population et trouver une manière d’associer la communauté dans cette lutte contre la Covid-19. C’est ainsi que la population aura de nouveau confiance ».

 

Andjouza Abouheir

 


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