Lors du récent salon des entreprises, Business In Komor (BIK), le chef de l’Etat comorien, Azali Assoumani a appelé à lutter contre la corruption, un frein majeur au développement du pays. Sur forme de boutade, le chef de l’Etat s’est posé la question sur la nature de la corruption. S’il s’agissait d’une Dame ou d’un Monsieur. Toujours est-il que la finalité du propos présidentiel était d’appeler l’administration publique à mieux lutter contre le fléau.
Ces paroles du président de la République interviennent quelques jours après la sortie du rapport de Transparency International sur l’indice de perception de la corruption de par le monde. Et sur les 54 pays africains passés au crible, les Comores sont classées à la 144e avec une moyenne de 21/100 soit l’une des pires de son histoire. Ce recul s’inscrit dans une tendance mondiale, car sur les 180 pays scrutés, les deux tiers sont en dessous de la moyenne de 50/100. « A mesure que la corruption s’étend en ampleur et en complexité, plus des deux tiers des pays obtiennent désormais un score inférieur à la moyenne sur l’indice de perception de la corruption (CPI) de Transparency international.
Le rapport indique par ailleurs qu’il y’a un rapport de cause à effet entre la corruption et la crise climatique. « Alors que des milliards de personnes à travers le monde subissent quotidiennement les conséquences du changement climatique, les ressources destinées à l’adaptation et l’atténuation restent dramatiquement insuffisantes. » Et le rapport de continuer sur la collusion entre dans ce domaine, entre les secteurs publics et privés « De plus la corruption climatique peut également prendre la forme d’influence indues, de passerelles entre les secteurs public et privé, ainsi que de la capture règlementaire par des acteurs privés. »
C’est donc une alerte que les autorités doivent prendre au sérieux, dans la mesure où notre pays subit depuis quelques saisons les effets néfastes de la dégradation climatique par des vents de plus en plus violents et des inondations plus que dommageables qui couvrent l’ensemble du territoire national. Si rien n’est fait dans les meilleurs délais pour mieux juguler ce phénomène, l’effet d’élasticité peut en effet, se transformer en une véritable gangrène, qui va saper les efforts jusque-là réalisés, qui ont permis à notre pays d’être de nouveau solvable auprès des institutions financières internationales, notamment le FMI à travers le programme, Facilité Elargie de Crédit (FEC) récemment approuvé.
Imtiyaz
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