La Gazette

des Comores

Coupures de courant, à quand la fin ?

Coupures de courant, à quand la fin ? © : HZK-LGDC

C’est une question qui mériterait d’avoir sa place dans le célèbre jeu de divertissement. "Qui veut gagner des millions" et on parie que même les joueurs les plus affûtés ne sauraient donner la réponse, tant les solutions proposées depuis une vingtaine d’années semblent relever du colmatage, que des vraies décisions réfléchies.


Et comme à l’accoutumé et une fois de plus, l’État semble privilégier les solutions d’urgence pour remorquer la grande malade de la Société Nationale de l’Électricité (SONELEC). Pour leurrer les comoriens, les habitants de la capitale en particulier qui sont plus que jamais touchés par les coupures qui durent depuis des semaines. Le projet du gouvernement de faire venir quatre nouveaux moteurs est peut-être salvateur pour les milliers d’usagers qui passent actuellement des jours sans être alimentés. En attendant, c'est le flou total qui continue à planer sur la capacité réelle de la SONELEC d’en finir avec le problème des coupures.

 

Si le problème de maintenance est toujours soulevé pour justifier les coupures intepestives, d’autres invoquent des problèmes d’incompatibilité des pièces de rechange avec les moteurs d’origines. C'est en tout cas ce que nous a confié un technicien de la boîte sous l’anonymat. « Les pièces de maintenance qu'on nous livre sont le plus souvent non adaptés à nos groupes. Nous utilisons des groupes Caterpillar, et on nous livre des pièces chinoises qui certes possèdent les mêmes dimensions que les originales, mais n’ont pas la même capacité de résistance aux charges envoyées. »

 

Et ce dernier de nous citer en exemple le problème des injecteurs que la société commande via un fournisseur de la place. « Il faut savoir que les injecteurs sont très importants dans le bon fonctionnement des groupes électrogènes. C'est eux qui favorisent la bonne combustion du carburant et permettent aux moteurs d’avoir plus de puissance. Vous pouvez donc imaginer la gêne des techniciens quand on leur donne du matériel inefficace et qu'on leur demande de faire l’impossible pour alimenter la population.

 

Si on suit les explications de notre source et en supposant qu’il dit la vérité, cela démontre que nous sommes encore loin de trouver une solution définitive à la crise énergétique. Si la population peut espérer avoir de l’électricité durant le mois de ramadan, ça ne sera malheureusement qu’une solution temporaire hélas. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on peut bien imaginer revenir à la case départ, au même calvaire que nous sommes en train de vivre aujourd’hui dès que ces nouveaux moteurs seront dans l’obligation de passer en mode révision. Délestages, coupures sectorielles massives et le même cycle recommencera avec le besoin d’acheter des nouveaux moteurs, aux frais du contribuable.

 

Imtiyaz

 

 

 


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