La Gazette

des Comores

Cour de sureté de l’État : Ouverture des procès « avant le ramadan »

Cour de sureté de l’État : Ouverture des procès « avant le ramadan » © : HZK-LGDC

Selon le commissaire du gouvernement près de la Cour de sureté de l’État, les procès des personnes poursuivies par cette juridiction d’exception seront ouverts avant le mois de ramadan, soit avant le 2 avril prochain.


Les procès des personnes poursuivies par la Cour de sureté de l’État seront finalement tenus avant le 2 avril. C’est en tout cas ce qu’a confirmé à La Gazette des Comores le Commissaire du gouvernement près de cette juridiction d’exception, Mohamed Djounaid. « Les procès s’ouvriront avant le ramadan », a-t-il confirmé. Pour ce qui est des dates exactes, le magistrat dit qu’« il est encore trop tôt ». S’il a cité nommément le gouverneur déchu d’Anjouan Abdou Salami Abdou comme faisant partie du lot, le Commissaire n’a pour l’heure livré aucun autre nom.

 

M.Salami détenu depuis le 25 octobre 2018 pour, dans un premier temps, « atteinte à l’unité nationale, participation à un mouvement insurrectionnel, complicité de meurtre, rébellion, port illégal d’arme et troubles graves à la sécurité publique ». Mais l’ordonnance de non-lieu partiel et de renvoi rédigée depuis le 10 septembre 2019 par la juge d’instruction près de la Cour de sureté de l’État, Mme Noura Oussene, nous apprend que l’ex gouverneur n’est poursuivi, dorénavant, que pour « atteinte à l’unité nationale, participation à un mouvement insurrectionnel et troubles à la sécurité publique ». C’est donc pour ces faits qu’il sera jugé. Dans ce même dossier de la médina de Mutsamudu, plusieurs autres personnes ayant pris une part active ou passive dans l’insurrection seront également jugées.

 

Autre figure et non des moindres poursuivie par la même Cour, Inssa Mohamed célèbre sous le surnom de Bobocha. Il est poursuivi pour « association de malfaiteurs, complots et complicité, détention illégale d’armes à feu, non révélation de crimes et délits, recel des malfaiteurs ». Bobocha s’est fait connaitre après une première arrestation à Madagascar et surtout par une évasion spectaculaire de la prison de Moroni. Il sera arrêté de nouveau à Antananarivo pour être remis aux autorités comoriennes. Un transfert qualifié par le Haut-commissariat des Nations Unies sur les droits de l’Homme d’« enlèvement extraterritorial commandité par l’État comorien ». Les procès relevant de la Cour de sureté tout comme celui de l’ancien président Sambi relevant quant à lui d’une autre juridiction, sont des plus attendus aux Comores.

 

Andjouza Abouheir

 


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