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des Comores

Covid et éducation : Scientia Africa, la solution de l’urgence

Covid et éducation : Scientia Africa, la solution de l’urgence © : HZK-LGDC

En attendant le choix sur une plateforme comorienne, l’Agence Nationale de Développement du Numérique (ANADEN) traite avec la plateforme gabonaise, Scientia Africa dans la mise en place d’une école virtuelle. Un choix plutôt positif bien que des plateformes locales soient en place à l’instar de Soma, de par l’expérience de la structure continentale. Bien qu’il salue l’initiative de l’agence, le président de l’ACTIC espère que d’ici peu, l’ANADEN fera appel au génie comorien.


En plus du télé-enseignement, le ministère, les responsables éducatives et informatiques tentent par tous les moyens de mettre en place des cours à distance, une sorte d’école virtuelle. Une opération qui va se faire à travers l’Agence Nationale de Développement du Numérique de l’Union des Comores (ANADEN) et un partenariat de la plateforme gabonaise, Scientia Africa. Dans une vidéo postée sur la page Facebook, l’ANADEN s’appuie sur le soutien de la plateforme par diverses institutions internationales à l’instar de Microsoft, la Banque Mondiale et l’Union Africaine et oublie que les mêmes performances ont été élaborées par le génie comorien notamment via l’application Soma de l’association Comotech.

Cheffe de département développement et innovation de l’agence, Nasma Saandi Assoumani explique dans ladite vidéo que « pour répondre à la crise actuelle, l’ANADEN a pensé à un plan d’action pour soutenir certains secteurs ». L’éducation étant un des secteurs les plus impactés et qui nécessite une action pérenne et immédiate, l’ANADEN tente de mettre en place une « solution agile et pertinente pour répondre à certaines problématiques notamment le cas de l’éducation ». Dans leur discours, elle (l’agence) cite l’éducation comme secteur prioritaire d’où la mise en place d’une classe virtuelle.

Joint sur les faits, le président de l’Association Comorienne des Technologies de l’Information et de la Communication (ACTIC), Hamidou Mhoma salue les efforts fournis par tous les acteurs du secteur informatique et surtout en cette période où l’outil informatique est indispensable. Accueillant chaleureusement la créativité du génie, le patron de l’ACTIC montre que « l’idée de proposer des applications n’est pas mauvaise mais que les élèves, avec du recul, peuvent apporter un choix sur une telle ou une telle ». Hamidou revient et explique pour un début, Comor’Lab, pour accompagner le secteur éducatif a fait usage du Google Class notamment avec l’Ecole Privée Mougni Baraka. « Cette forme de cours en ligne permet aux élèves de suivre le cours en direct avec un Smartphone, tablette ou ordinateur », dit-il et précise que pour une deuxième option, « l’ACTIC discute avec le ministère pour voir les voix et moyens possibles qui permettrait de publier le contenu du télé-enseignement diffusé sur l’ORTC sur notre chaine Youtube. Cela permettra aux élèves de retrouver les cours ».

Bien que le président de l’ACTIC salue les initiatives entreprises par les acteurs notamment le ministère, les associations en charge des TICs et l’ANADEN, il montre que « la complication avec SOMA, c’est qu’elle doit trouver les enseignants et les convaincre à produire les cours et les mettre en ligne. Alors que je pense que nous devons diversifier les taches et encore s’aligner sur le programme du ministère ». Revenant sur les actions menées d’une part et d’autre, Hamidou Mhoma rappelle que le ministère a choisi Classera, Comor’Lab a opté pour Google Class, ANADEN traite avec Scientia Africa, Comotech a créé Soma et que Comores Telecom vise autre chose. Conscient des efforts des uns et des autres, ce dernier souligne que le plus important, c’est de doter à chaque apprenti d’un ordinateur car, dit-il « suivre des cours sur un Smartphone ne sera pas facile et sachant que tout le monde ne peut pas se doter d’un téléphone qui répondra aux normes »

A rappeler que parmi les missions de l’ANADEN, c’est de promouvoir les talents locaux. Mhoma explique ce choix sur Scientia Africa du fait de la précipitation et de l’urgence de la chose. « L’ANADEN a cherché à travailler avec une plateforme reconnue mais dans l’avenir elle doit faire appel aux talent comoriens », dit-il. Fier de ce qui est entrepris jusqu’ici, il précise que « nous ne pouvons qu’encourager les initiatives prises notamment avec Soma car cela prouve la bonne santé du secteur ».

A.O Yazid

 


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