La 20e Conférence des jeunes sur le climat de l’Océan Indien (COY20) s’est tenue ce vendredi 20 décembre dans une ambiance riche en échanges et en initiatives, rassemblant jeunes, acteurs institutionnels, partenaires techniques et financiers. Financé par l’UNICEF, cet événement, organisé par le RCOI en partenariat avec divers ministères et l’UDC, a souligné l’urgence de l’action climatique dans une région particulièrement vulnérable.
Plusieurs personnalités ont pris la parole pour encourager l'engagement des jeunes dans la lutte contre les changements climatiques. Cet engagement est important pour faire évoluer les comportements. Dans son allocution, Echata Ibrahim Ngazi, chef de service au ministère de la jeunesse, a salué la détermination des participants et réitéré le soutien du gouvernement comorien à la jeunesse, tout en soulignant l'engagement du président Azali Assoumani pour la préservation de l'environnement. Présent, le coordinateur sortant du Réseau Climat Océan Indien (RCOI), Assum Soule, a rappelé la responsabilité des pays insulaires comme les Comores, particulièrement exposés aux effets dévastateurs du changement climatique. Il a invité les jeunes à devenir des acteurs de transformation à travers des initiatives concrètes. « Vous êtes les architectes de l'avenir que nous souhaitons construire », a-t-il insisté.
Le représentant de l’UNICEF, Abdoul Moubark Kabore, a quant à lui mis en avant les impacts du changement climatique sur les enfants comoriens, insistant sur la nécessité de les inclure dans les politiques climatiques. « Les enfants et les jeunes doivent être au centre des actions climatiques pour garantir un avenir durable », a-t-il affirmé. Bien que les Comores, un pays à faibles émissions, elles subissent les conséquences des émissions mondiales. L’attaché de presse du ministère de l’environnement, Mohamed Hamza a insisté sur l’importance des financements internationaux pour soutenir les projets d’adaptation et d’atténuation, tout en plaidant pour des politiques globales respectant les responsabilités différenciées entre pays développés et en développement.
La COY20 a été l’occasion pour les jeunes d’échanger autour d’ateliers et de tables rondes, abordant des sujets comme les énergies renouvelables, la préservation des écosystèmes marins et l’écotourisme. Cet espace dynamique a permis aux participants de formuler des recommandations concrètes pour les décideurs politiques. Le réseau climat océan indien (RCOI) a salué ses partenaires, notamment l’UNICEF, le ministère de l’environnement, et l’université des Comores. Une mention spéciale a été adressée aux fondateurs du réseau, originaires de différents pays de l’océan Indien, pour leur vision et leur engagement dans cette initiative.
Le coordinateur sortant du RCOI, Assum Soule, a clôturé son mandat en appelant les jeunes membres du réseau à continuer leur mobilisation pour l’environnement. Il a exprimé sa gratitude envers ses collaborateurs et les partenaires du RCOI. Les récents événements climatiques, comme le cyclone Chido, ont accentué la prise de conscience sur la nécessité d’une action immédiate et coordonnée. « Le changement climatique est une menace globale qui exige des réponses locales innovantes et inclusives », a conclu Echata Ibrahim Ngazi. La COY20 a démontré que la jeunesse comorienne, soutenue par ses partenaires, est prête à relever le défi climatique, avec espoir et détermination. En tant qu’acteurs du changement, ces jeunes continueront à œuvrer pour un avenir plus durable, dans l’intérêt des générations futures.
Mohamed Ali Nasra
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