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Crash AB Aviation : Azali s’apprête à décréter un deuil national

Crash AB Aviation :  Azali s’apprête à décréter un deuil national © : HZK-LGDC

Pour la cinquième journée consécutive, les équipes de recherches ne sont parvenues à retrouver aucun corps des 14 personnes que l’avion avait transportées malgré les moyens aériens venus appuyer les plongeurs. Les recherches reprennent ce jeudi. Au fil des jours, l’espoir s’amenuise. Le chef de l’État Azali Assoumani se prépare à décréter un deuil national sauf que pour ce faire, il faut qu’au moins un corps soit retrouvé. C’est du moins l’avis de ses juristes.


Cinq jours après le crash, les 12 passagers et 2 membres d’équipage du vol Y61103 exploité par la compagnie AB Aviation ne sont toujours pas retrouvés. Hier encore, les recherches démarrées le matin ont été suspendues dans l’après-midi pour reprendre ce jeudi. Selon un plongeur interrogé mardi soir, les recherches du jour était concentrées sur trois points : là où l’avion a perdu le signal, là où des débris de l’avion ont été retrouvés, et enfin là où des nappes d’hydrocarbures ont été retrouvées. « Malheureusement les recherches ont été infructueuses et nous en avons informé les autorités », regrettait celui qui a indiqué que l’avion qui servait de guidage avait repéré d’autres zones qui pourraient être le lieu de l’accident où les plongeurs devraient concentrer les recherches le lendemain, soit hier mercredi. Malheureusement, les elles auront été vaines encore une fois.

 

Pour rappel, c’était samedi 26 janvier que le vol Y61103 de la compagnie AB Aviation s’est abimé en mer alors qu’il se rendait à Mohéli. L’atterrissage a été rendu impossible selon le délégué à la défense par le mauvais temps. Ce qui a contraint les membres d’équipage de faire demi-tour. A 12h30, le système de surveillance d’AB Aviation a perdu le signal de l’aéronef. Quant à la tour de contrôle, ce n’est qu’à 12h40 qu’ils se sont rendus compte que l’appareil avait disparu de leurs écrans. Des débris de l’avion et des bagages qui semblent appartenir aux passagers ont été retrouvés. En revanche, à ce stade, aucun corps n’a été retrouvé. L’hypothèse la plus plausible est que les passagers sont coincés sur leur siège par la ceinture de sécurité obligatoire au moment de décollage comme à l’atterrissage. L’aéronef est perdu des radars à 3 minutes seulement de l’atterrissage.

 

Une cellule de crise est installée à Mohéli. Elle est composée notamment du gouverneur de l’île de Mohéli, du ministre 1er, du ministre de l’intérieur et du ministre des transports aérien et maritime. Cette cellule de crise est secondée sur le terrain par le poste de commandement des opérations, dirigé par la garde côte qui coordonne les opérations de recherches. En ce qui concerne les opérations de recherche, trois méthodes spécifiques sont actuellement utilisées. Une recherche de surface en mer, une recherche par la plongée sous-marine et une recherche par survol aérien. Cinq jours n’auront pas été suffisants pour retrouver les 14 personnes que l’avion avait transportées. Ce qui devrait permettre au chef de l’État de décréter un deuil national en hommage aux victimes du crash.

 

Andjouza Abouheir

 


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