Après dix jours de recherches en mer infructueuses de la carlingue de l’avion d’AB Aviation et ses occupants, les autorités comoriennes ont fait appel à la France pour des « recherches plus poussées » dans la zone supposée du crash, au large des côtes de Djoiezi à Mohéli.
Si les opérations de recherches menées pendant 10 jours, soit 26 février au 7 mars, n’ont pas permis de remonter la carlingue de l’avion et ses occupants, elles auront, en revanche, permis de situer la zone du crash. C’est en tout cas ce que pensent les membres de la Cellule de crise. Hier mercredi lors d’une rencontre avec la presse, le ministre des Transports Ahmed Bazi a annoncé qu’au terme des jours de recherches infructueuses, ils sont obligés de tourner vers un partenaire qui a les moyens techniques adaptés dans la recherche de l’épave. « Nous n’avons pas abandonné les recherches. Nous avons réussi à circonscrire un périmètre avec les éléments recueillis qui tendent à affirmer que l’avion est tombé sur ce périmètre. Nous avons ratissé, avec les moyens dont nous disposons, près de 90% de la surface de ce périmètre. Et tout porte à croire que l’avion se trouve dans un endroit plus profond », devait-il relater.
Rappelons que la profondeur en question est estimée à 50 mètres selon nos informations. Après avoir pensé localiser l’avion, les responsables de la commission ont appelé de nouveau les plongeurs de Comores Plongée, dimanche dernier à Mohéli. Hélas la présence massive de requins dans la zone supposée du crash a freiné le travail des plongeurs qui, évidemment, craignaient pour leur sécurité. « Les moyens dont nous disposons sont insuffisants. C’est pour cela que nous avons fait appel à la France pour nous envoyer une équipe qui sera mieux équipée afin de retrouver l’avion [et ses occupants] », a poursuivi le ministre lors de la conférence de presse à l’occasion de laquelle il a profité pour annoncer l’ouverture de deux enquêtes judiciaire et technique.
Le petit avion exploité par AB Aviation s’est abimé au large de Mohéli le 26 février alors qu’il voulait faire demi-tour après un atterrissage rendu impossible par le mauvais temps. Des débris de l’avion ont été retrouvés dès le lendemain, ainsi que des bagages. La Cellule de crise mise en place était secondée sur le terrain par le poste de commandement des opérations, dirigé par la garde côte qui coordonne les opérations de recherches pour lesquelles trois méthodes spécifiques sont utilisées : une recherche de surface en mer, une recherche par la plongée sous-marine et une recherche par survol aérien. Il eut fallu six jours, soit le 3 mars, pour que ce qui semble être le premier corps soit retrouvé par des pêcheurs. Les membres de la Cellule de crise sont rentrés à Moroni depuis mardi dernier. A ce stade, l’on ne sait encore quand viendra l’équipe française sur laquelle repose, dorénavant, l’espoir des familles des 12 passagers et 2 membres d’équipages qu’avait transportés le vol.
Andjouza Abouheir
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