Les équipes de recherches de l’épave de l’avion AB Aviation abimé en mer le 26 février ont battu retraite après 10 jours de recherches infructueuses, le 7 mars. Les autorités auraient pris attache avec une société privée de Mayotte, laquelle devrait venir à Moheli avec un sous-marin en miniature pour confirmer la présence de l’épave à l’endroit supposé du crash. Une dizaine de jours après la levée des recherches, aucune trace de ces plongeurs, pas plus que les experts du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA).
On est au 19e jour du crash du vol AB Aviation le 26 février au large de Mohéli avec 14 personnes à bord. Les équipes de recherches en mer ont battu retraite depuis le 7 mars et les autorités ont, dans la foulée, annoncé attendre des experts du BEA, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile de France. Selon nos informations, c’est une société privée de plongée basée à Mayotte qui devrait venir effectuer les recherches de l’épave et des passagers. Seulement, aucune date d’arrivée n’a jusqu’à présent pas été arrêtée. « Nous attendons qu’ils nous soumettent le contrat et dès que nous aurons débloqué les moyens [financiers] ils seront là », a confié à La Gazette des Comores Tachfine Ahmed, membre de la cellule de crise et non moins directeur général de la Sécurité civile. Pour rappel, les plongeurs de la garde côte comorienne et de Comores Plongée pensent avoir localisé l’avion. L’équipe attendue de Mayotte, une fois sur place, n’aura donc qu’à confirmer ou infirmer ces doutes. Elle est dotée d’un sous-marin en miniature pouvant aller jusqu’à 200 mètres de profondeurs, tandis que l’avion, du moins ce qu’il en reste, serait localisé à 50 mètres de profondeur.
Coté proches des victimes, l’attente commence à devenir insupportable. Ils sont partagés entre résignation et lutte. « Il y a de l’irresponsabilité manifeste de la part de notre gouvernement. Ils n’ont pas su prendre le problème à bras-le-corps dès le début. C’est tout à fait normal que les résultats soient décevants. De toute façon nous n’avions aucun espoir », tonne Idi Boina, un des proches des victimes qui ont passé des jours et des nuits au côté de la Cellule de crise qui était mise en place par AB Aviation à l’hôtel le Retaj. M.Idi nous affirme qu’avec d’autres proches des victimes, ils mettent en place un « Collectif des victimes » qui a pour principale mission la recherche de la vérité dans l’accident pour que ça serve de « leçon » à l’avenir. Les experts du BEA dont la date d’arrivée à Moroni n’est toujours pas connue devraient permettre de connaitre les causes de l’accident quoique, il faut le souligner, ça ne sera pas une sinécure, l’avion abimé n’étant pas doté d’une boite noire.
Le petit avion exploité par AB Aviation s’est abimé au large de Mohéli le 26 février alors qu’il voulait faire demi-tour après un atterrissage rendu impossible par le mauvais temps. Des débris de l’avion ont été retrouvés dès le lendemain, ainsi que des bagages. Il eut fallu six jours, soit le 3 mars, pour que ce qui semble être le premier corps soit retrouvé par des pêcheurs. Il est en conservation à Mohéli en attendant son identification selon les autorités. Après 10 jours de recherches infructueuses de la carlingue et de ses occupants, les membres de la Cellule de crise sont rentrés à Moroni depuis mardi 8 mars dernier. Dans une conférence de presse organisée le lendemain, le ministre des Transports avait reconnu que les moyens dont ils disposaient étaient « insuffisants ». « C’est pour cela que nous avons fait appel à la France pour nous envoyer une équipe qui sera mieux équipée afin de retrouver l’avion [et ses occupants] ». Depuis, Moroni reste les deux pieds dans le même sabot…
Andjouza Abouheir
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