L’association des familles des victimes du crash du vol d’AB aviation demandent une enquête sérieuse afin de connaitre l’origine de cet accident malheureux qui a couté la vie à 14 personnes. Elle reste convaincue que seule une enquête digne de ce nom pourra établir les responsabilités avant toutes sanctions.
Un mois après le crash d’Ab-aviation au large de Mohéli faisant 14 victimes, l’association des familles des victimes sortent du silence et demandent une enquête sérieuse afin d’élucider l’origine de cet accident malheureux. Le visage triste, le président de l’association Dhoihirdine Ahamada Bacar fait savoir que les familles se sont réunies trois fois afin de constituer ce collectif et plaider leur cause. Ce dernier demande l’appui de la population pour qu’une enquête soit faite au préalable pour que les responsabilités soient établies. « Nous ne sommes pas là pour accuser, nous demandons de l’aide pour qu’une enquête soit faite au préalable afin de connaitre la vérité, pour que les responsabilités sont établies et que les sanctions en découlent », déclare-t-il.
Selon les conférenciers, préparer un meilleur futur doit être le centre d’intérêt de tout le monde. Il est plus urgent que le pays ait le matériel requis ainsi que des plongeurs spécialisés afin d’assurer la sécurité de tout un chacun. « Nous avons vu que lors du crash de Yemenia en 2009, les corps ont été retrouvés. Il est vrai que nous n’avions pas les matériels. Mais nous sommes proches des pays comme Maurice et le gouvernement n’a pas fait ce qu'il faut. S’il y avait un diplomate ou un membre d’un organisme international ou une autorité, les recherches auraient continué jusqu’à retrouve des corps. Nous voulons qu’une enquête soit faite (…) », martèle-t-il.
Interrogé sur la polémique des indemnités, Me Said Mohamed Saïd Hachim fait savoir que ses clients demandent pour le moment une enquête qui d’ailleurs devrait être le centre d’intérêt du gouvernement. « L’indemnisation est un droit voir même obligation qu’une provision ou une cotisation soit versé à l’endroit des proches. Les familles n’ont rien perçu jusqu’alors. La priorité est l’enquête », insiste-t-il.
Pour mémoire, c’était le 26 février que l’avion exploité par AB Aviation s’est abimé au large de Mohéli alors qu’il voulait faire demi-tour après un atterrissage rendu impossible par le mauvais temps. Des débris de l’avion ont été retrouvés le lendemain, ainsi que des bagages. Des recherches de surface en mer, par plongée sous-marine et par survol aérien ont été faites en vain. Il eut fallu six jours, soit le 3 mars, pour que ce qui semble être le premier corps soit retrouvé par des pêcheurs.
Andjouza Abouheir
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