La Gazette

des Comores

Crash aérien du 26 février : Le secteur privé à la rescousse d’AB Aviation

Crash aérien du 26 février :  Le secteur privé à la rescousse d’AB Aviation © : HZK-LGDC

Quelques semaines après le lancement d’une campagne hostile contre AB Aviation dont un avion a fait un crash au large de Mohéli avec 14 personnes à bord le 26 février dernier, les organisations patronales Nouvelle Opaco et Modec, ainsi que le syndicat des commerçants brisent leur silence et affirment avoir relevé des « contrevérités » dans une récente intervention du directeur de cabinet du ministre des Transports.


Hier lundi dans la journée, le secteur privé s’est exprimé pour la première fois depuis le crash d’un avion exploité par la compagnie AB Aviation, au large de Mohéli le 26 février dernier. En conférence de presse conjointe au restaurant Le Select à Moroni, les organisations patronales Nouvelle Opaco, le Moedec ainsi que le syndicat des commerçants, le Syncao, ont regretté la tournure qu’a prise cet accident aérien. « Au moment où une enquête a été diligentée par le ministère des transports, pour déterminer les causes de l’accident en tirer les recommandations et situer les responsabilités des uns et des autres, l’on pensait que l’heure était au recueillement, à l’apaisement et à la prudence dans l’attente des conclusions,  malheureusement force est de constater une escalade verbale et d’action de la part des transports, la partie censée appeler à la vigilance », ont-ils regretté.

 

Ceci est une allusion à une campagne hostile lancée contre AB Aviation, et alimentée par le ministère des Transports comme pour faire oublier les responsabilités de l’État depuis le démarrage des opérations de recherches aux problèmes logistiques auxquels étaient confrontées les équipes de recherches en mer au large de Mohéli. La semaine dernière, alors qu’AB Aviation venait de voir son agrément retiré par le ministère des transports pour « son refus » de prendre en charge les familles des victimes, le directeur de cabinet du ministre est revenu à la charge et a affirmé que l’agrément a été retiré plutôt à cause des soucis financiers que connaitraient la compagnie. Au-delà de ces contradictions, le secteur privé dit avoir relevé des « contrevérité » dans l’intervention du premier collaborateur du ministre des transports.

 

Si le secteur privé qui appelle à la « retenue » le temps de l’enquête n’a pas fourni des détails sur ce point précis, rappelons tout de même que ledit directeur de cabinet avait affirmé que la compagnie n’a pas daigné prendre part aux opérations de recherches de l’avion à Mohéli. Mensonge délibérée ? Ce qui est sûr le directeur de cabinet du ministre a travesti la vérité car le patron d’AB Aviation, Ayad Bourhane, était bel bien à Mohéli. Lui était dans l’avion de son partenaire Fly Zanzibar qui appuyait les équipes en mer par un survol sur la zone d’impact, tandis qu’un de ce collaborateur était dans un bateau intercepteur. Les conférenciers n’ont pas manqué de regretter le traitement réservé à AB Aviation. « On sanctionne d’abord avec la suspension de l’agrément de la compagnie à un moment où celle-ci a le plus besoin de soutien pour sa survie. Sous d’autres cieux, la solution de sauvegarde est la plus privilégiée ». Pour rappel AB Aviation est l’unique compagnie du pays à avoir obtenu la certification de l’OACI.

 

Andjouza Abouheir

 


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