La société AGK à travers son conseiller juridique Me Saïd Issa Mdaouhoma s’est défendu contre les accusations de l’association Vanille Djema selon lesquelles, l’établissement Amine Kalfane sabote la filière. Devant la presse ce weekend, Me Saïd Issa a rejeté des allégations mal fondées, selon l’article 3 définissant le principe des activités du commerçant avant d’élucider l’origine de la colère de l’association Vanille Djema.
Un des principaux exportateurs de vanille depuis les années 60, la société AGK a tenu à défendre son image. Son conseiller juridique a tenu une conférence de presse samedi dernier pour répondre aux accusations de Vanille Djema (lire La Gazette n°4693 du vendredi 23 juillet). « L’association des préparateurs de vanille ont rencontré la presse dernièrement pour ne défendre que leur propre intérêt. Ces préparateurs achètent la vanille à 10.000 kmf le kilo pour le revendre aux exportateurs à 85.000 kmf. C’est 75.000 kmf de bénéfice », souligne-t-il.
Et de poursuivre : « Toutefois, la société AGK achète pour revendre avec bénéfice à son tour. Ces dernières années le marché international est impacté par la pandémie de covid-19 et la guerre russo-ukrainienne. Puis les prix de la vanille varient au full des années. Au lieu de négocier avec la société pour un arrangement bénéfique à tout le monde, les préparateurs ont déclaré le prix de 85.000 kmf indiscutable et inchangeable ».
Depuis la pandémie, le commerce international connait des déficits. Un phénomène défavorable pour les commerçants. « L’article 3 définit trois activités du commerçant, achet, vente et bénéfice. Dans le contexte actuel, la société ne peut acheter et vendre à perte. Et puisque les préparateurs ne négocient pas le prix de la vanille selon le contexte actuel du commerce international, ils accusent la société de ruiner la filière vanille. C’est un produit dégradable, il faut vendre en temps voulu sauf qu’il y a une fluctuation des prix entre les exportateurs et les préparateurs dudit produit », explique-t-il.
Rappelons que les produits rentables ont été caractérisés à l’échelle internationale comme le girofle, l’ylang-ylang et la vanille. En occurrence on ne parle plus d’ylang-ylang. Ce produit est renduit inutile après la crise de covid-19, la guerre en Ukraine. C’est dans ce sens que le conférencier a éclairé « le logiciel utilisé au niveau international sur le commerce de la vanille n’admet pas un retard de vente de 5 ans. Alors si la société AGK voulait saboter la filière depuis 2022, cela serait déjà fait. Car le système n’aurait jamais reconnu les Comores en tant que pays exportateur du produit. Les Comores produisent une poignée de vanille par rapport à Madagascar. D’ailleurs c’est le premier pays exportateur dudit produit alors que le président malgache a libéralisé récemment l’utilisation du produit à cause des déficits qui existent dans le marché. Pour trouver une issue à cette crise il faut des négociations gagnant-gagnant ».
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC