Devant la presse, l'ancienne première dame de la Grande Comores Radhuia Abdou a impliqué la société civile et l'ordre des avocats dans les procédures de libération des jeunes détenus dans les centres de détention militaires afin de pérenniser le calme qui prévaut actuellement dans le pays.
Une série d’arrestations a été diligentée par les forces de l'ordre afin de punir les auteurs présumés des délits perpétrés au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la CENI. Ces résultats ont provoqué un mouvement de contestation populaire suivi par des barricades et destruction de biens publics ou privés incendiés. Des agissements qui ont conduit à plusieurs arrestations. « On comptabilise en 300 jeunes détenus. Et cette détention de nos enfants inquiète. Il est temps de réclamer la libération de nos enfants », déclare-t-elle.
A cette quête de libération, l’ex-première dame de Ngazidja a demandé aux organisations de la société civile et l'ordre des avocats d'intervenir judiciairement et politiquement pour la libération des détenus. La femme de l’ancien Chef de l’Exécutif de l'île, Mohammed Abdouloihabi a fait comprendre que la détention dans des camps militaires est synonyme de torture physique et morale. Des punitions insupportables pour ces détenus. « Nous sommes toutes des mères et responsables d’enfants. Nous savons très bien à quoi ressemble la détention d'aujourd'hui. Unissons nos forces pour sauver nos enfants de l'enfer », plaide-t-elle.
Il faut rappeler que les arrestations opérées après les manifestations et émeutes de ces derniers jours concernent surtout des jeunes adolescents de 14 à 22 ans. C'est cette catégorie d'âge qui est le véritable souci de Radhuia Abdou qui doute de la résistance physique des jeunes contre toute violence policière. Elle a profité de l’occasion pour adresser ses condoléances à la famille du jeune Mouslim victime d'une balle dans la tête. Actuellement le calme est revenu dans la capitale et ses environs, dans la longue attente des résultats définitifs par la cour suprême ce mercredi ou demain jeudi, selon des plusieurs sources.
Kamal Gamal
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