Le gouvernement comorien prêt à porter son soutien à l'île de Mayotte, confrontée ces derniers temps à une crise sismique sans précédent après celle de l'insécurité. La proposition a été faite à l'ambassadrice de France à Moroni qui a rencontré le ministre comorien des affaires étrangères.
Mohamed Soeuf El Amine ministre comorien des affaires étrangères dans une énième rencontre avec l'ambassadrice de France à Moroni fait la proposition d'aide aux mahorais confrontés à une crise sismique sans précédent. Dans ses échanges, M. Soeuf El Amine dit avoir avancé un certain nombre de propositions. « Vous savez très bien que nous avons un observatoire pour le volcan mais aussi sur les problèmes sismiques dans notre sous région. Nous avons des experts qui sont ici et qui peuvent apporter un soutien à nos frères mahorais », a-t-il fait savoir.
« D'ailleurs ce fut une occasion d'échanger avec certains élus mahorais hier pour exprimer notre solidarité avec nos frères et sœurs. Et le conseil de ministres hebdomadaire a évoqué cette situation et des prières ont été recommandées au niveau des trois îles pour exprimer notre soutien », a-t-il poursuivi. Le chef de la diplomatie comorienne confirme à nouveau que le dialogue entre les deux parties n'a jamais été rompu surtout dans la crise diplomatique marquée par la suspension par la France des délivrances des visas d'entrée en France. « Nous nous concertons régulièrement dans le cadre de la recherche d'une solution apaisée par rapport au problème qui oppose Moroni et Paris sur la situation de Mayotte. Une chose est sûre, depuis qu'on a établi ce cadre de négociations avec le ministre français des affaires étrangères, nous nous rencontrons régulièrement avec les fonctionnaires du Quai d'Orsay mais aussi avec l'ambassadrice ».
M. Soeuf El Amine assure qu'ils ont échangé sur les derniers éléments par rapport aux discussions que nous avons eues récemment sur des propositions concrètes de sortie de crise. « Et ceci étant la question du visa est un non événement et d'ailleurs, vous avez vous même constaté que ceux qui veulent aller en Europe, il y a les accords de siège et peuvent se rendre en Europe. Et ceux qui veulent aller en France dans le cadre de l'Unesco ou de la francophonie la France ne peut pas leur refuser des visas », a-t-il fait savoir. Et d'ajouter : « mais les citoyens qui veulent se rendre en France pour des visites familiales, ça c'est un problème franco-français. Parce qu'ils vont en France sur invitation de leurs parents qui sont français et qui sont établis régulièrement en France ».
Interrogé si cet arrêt de délivrance des visas a un impact particulier. « Cela n'a pas eu un impact, d'ailleurs cela va interpeller les autorités françaises dans leur politique de délivrance des visas. Si c'était une arme à utiliser contre les autorités comoriennes ou contre la population c'est où j'ai dit que c'est un geste inamical. Mais cela affecte beaucoup plus les familles franco-comoriennes qui sont établies en France », a-t-il rétorqué.
Maoulida Mbaé
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