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des Comores

Crise sociale à l’aéroport : Les agents exigent leurs salaires du mois de mai

Crise sociale à l’aéroport : Les agents exigent leurs salaires du mois de mai © : HZK-LGDC

Un collectif d’agents employés par la société TMAM a manifesté, jeudi 4 septembre à Moroni, pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires du mois de mai. Ces malheureux demandent au gouvernement de plaider leur cause.


Depuis quatre mois, ces travailleurs attendent en vain leur rémunération. « Nous avons travaillé au mois de mai et, jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas reçu un seul franc », déplore le porte-parole du collectif. Le différend remonte à mai dernier, période où le directeur général de l’aéroport n’était plus en poste. Durant cette transition, c’est le ministère qui avait pris en charge le recouvrement auprès des sociétés collaborant avec l’aéroport. Selon les agents, plus de 50 millions de francs comoriens auraient été collectés, dont 25 millions devaient leur être versés. « Le ministère a reçu l’argent, mais nous n’avons rien perçu », affirment-ils. Malgré plusieurs démarches, la situation n’a pas évolué.

« Nous sommes venus trois fois au ministère  des transports On nous a demandé de revenir, mais rien n’a bougé », témoigne un agent. Une rencontre avec le secrétaire général et le directeur de cabinet de la ministre aurait eu lieu, mais sans suite. « Ils nous ont dit qu’ils transmettraient notre message au ministre, mais depuis, plus aucune nouvelle », regrettent les manifestants. Le refus d’être reçus samedi dernier a été perçu comme une provocation. « Le  ministère nous a fermé la porte, en prétextant que la ministre était à la présidence. Nous avons compris qu’ils ne veulent pas nous écouter », explique l’un d’eux. Les agents rejettent également les déclarations selon lesquelles les dettes de l’aéroport auraient été apurées : « Ceux qui disent qu’il n’y a plus de dettes mentent. On nous doit encore le mois de mai », martèle un employé.

Face au silence des autorités, le collectif se dit déterminé à poursuivre sa mobilisation : « Nous n’allons pas abandonner. Cet argent est notre dû. Nous avons négocié avec les agences pour accélérer les paiements, mais tout est allé directement au ministère. Nous exigeons ce qui nous revient de droit. » La balle est désormais dans le camp des autorités, appelées à clarifier la situation et apporter une réponse aux revendications des agents.

Mohamed Ali Nasra

 


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