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des Comores

Crise à l’Université des Comores : Le Comité intérimaire dans les griffes d’une partie des enseignants

Crise à l’Université des Comores : Le Comité intérimaire dans les griffes d’une partie des enseignants © : HZK-LGDC

En place depuis septembre 2018, le Comité intérimaire de gestion (CIG) de l’Université des Comores a mis en place des mesures pour redresser la gestion administrative de l’université. Mais ces mesures ne sont pas sans grincer des dents chez certains enseignants qui se sentent « visés » et cherchent, par conséquent, à se venger du président dudit Comité, Abdullah Ben Said Hassane.


Dans un entretien avec La Gazette des Comores, un membre du CIG sous couvert d’anonymat regrette que des cadres de l’enseignement supérieur fassent des pieds et des mains « pour faire tomber Abdullah Ben Said Hassane ». « Les mesures de redressement que nous avons lancées touchent des barons de l’Université. Ils ont fait front et rencontré le président de la République avec la seule volonté de faire sauter Abdullah pour faire bloquer les mesures car elles touchent de plein fouet une partie de ces gens dès lors que nous sommes vent debout contre les malversations et la gestion opaque », révèle notre interlocuteur.

 

Dans cet entretien, ce cadre supérieur de l’UDC et non moins membre du Comité intérimaire affirme que la sanction prise contre du Dr Ahmed Kassim, des agents de la scolarité et le remplacement de certains chefs de département de l’UDC entre autres, sont à l’origine de ce malentendu administratif. Il enchaine donc les révélations pour espérer clouer le bec aux adversaires de son équipe.

 

« Avant, les différentes composantes avaient un budget pour leurs dépenses des fournitures, ce qui n’est plus le cas actuellement. Le président du CIG a décidé de faire des achats groupés et les leur distribuer. Cette formule a permis à l’institution de connaitre un manque à gagner de 26 millions de nos francs. Or qu’avant, les chefs des composantes et les gestionnaires pouvaient gérer jusqu’à 5 millions KMF sans transparence, et en redemander dans la foulée », poursuit notre source, avant de faire savoir que le président a exigé l’établissement d’une feuille de route pour chaque composante et des dépenses justifiées.

 

Et de rajouter : « le centre universitaire de formation permanent (CUFOP) a obtenu l’année 2019 un budget de 45 millions KMF et c’est seulement 75 milles KMF ont été versés à l’administration universitaire. Nous nous sommes dit qu’avec des telles dépenses, il est préférable de rattacher le service à d’autres services. Nous savons que ce n’est pas une sinécure mais nous n’avons pas le choix car c’est la solution idoine pour sauver l’institution », dit-il. Il cite parmi les initiatives du CIG, la présentation des textes révisés à la session parlementaire d’octobre prochain pour qu’après soit déclenché le processus électoral comme cela se doit.

 

Notre source revient sur les enseignants sous-employés mais qui gagnent plus, les retraités qui continuent à exercer et ceux qui ne répondent pas au profil exigé par l’UDC. « Ces gens nous ont bloqués du fait de leur coût salarial important et leur manque de productivité. Nous n’arrivons pas à recruter des jeunes qui répondent à nos besoins », regrette-t-il. Satisfaits des résultats de toutes ces mesures entreprises par le bureau du CIG, notre interlocuteur rappelle que l’UDC est passé d’une masse salariale de 140 millions à 126 millions de 2018 à 2020 ».

 

« Nous espérons arriver d’ici au premier janvier 2021 à un budget de 100 millions et de là, nous pourrons nous en sortir facilement. Si nous obtenons une subvention de 75 millions KMF, nous serons capables de compléter les 35 millions KMF restants. Or qu’actuellement, nous devons mettre près de 47 millions, ce qui est lourd ».

 

A.O Yazid

 

 

 


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