Réveillés samedi 14 décembre sous alerte rouge cyclonique, les habitants de l’île de Mwali ont vécu toute la journée une atmosphère nuageuse suivie de pluies intermittentes, parfois intenses. À partir de 15 heures, des vents modérés et parfois violents ont été observés jusqu’à 18 heures. Quelques maisons ont été détruites, des arbres arrachés sans faire trop de dégâts. Une cellule de crise sous l’autorité de la gouverneure Chamina Mohamed est mise en place afin de coordonner les mesures préventives.
Nous sommes le dimanche 15 décembre 2024, à Fomboni Mohéli comme dans les autres régions de l’île, à 7 heures, le soleil apparait après 24 heures de frayeur. Le cyclone Chido semble s’en aller après avoir fait quelques dégâts et laissé quelques sans abris. En effet quelques toitures ont été emportés dans l’après-midi du samedi, où des vents parfois violents ont débuté de 15h jusqu’à tard vers 20 heures.
À Mnadzimodja, quartier de Fomboni, trois maisons en tôle n’ont pas pu tenir. « J’ignore où vais-je dormir aujourd’hui mais je reste là pour garder mes tôles de peur qu’on me les vole », nous a témoigné une dame désespérée, à la tombé de la nuit, pendant que le vent continue à souffler dans ce quartier en proie aux vagues d’une mer déchainée. Pas loin de là, au quartier Kardjampvendza au bord de la rivière Dewa quelques maisons ont été légèrement impactées. Vers Miringoni, des arbres sont arrachés obstruant le passage, mais la cellule de crise multisectorielle mise en place sous l’autorité de la gouverneure Chamina Mohamed a déployé une équipe pour dégager la route. Dans la localité de Miringoni une maison en tôle, selon notre source, a cédé à la pression du vent.
À Siry- Ziroudani dans la région de Djando, de l’eau avait débordé mais selon Mohamed Assane le porte-parole de cette cellule de crise, c’est un phénomène récurent à cet endroit. À Wanani dans la même région, selon notre confrère de Basra live, quelques dégâts légers ont été enregistrés. Des arbres sont tombés empêchant le passage de la route principale et certains près des maisons heureusement sans perte humaine. Dans la région de Mlédjelé, les fortes pluies accompagnées souvent des vents violents n’ont pas eu trop d’impact sur la population, selon nos sources.
Il faut dire qu’il y a eu plus de peur que de mal. Pas d’inondation ni de glissement de terrain. « Dieu a répondu à nos prières », a conclu un notable de Fomboni. L’alerte est en tout cas maintenu au rouge selon les dernières informations de la DGSC (direction générale de la sécurité civile) et la vigilance est de mise, le danger n’est pas encore écarté du moins jusqu’à ce dimanche matin. Plusieurs établissements ont été désignés pour accueillir les personnes vulnérables notamment le lycée de Fomboni, le lycée Nioumachoua, l’établissement AMA qui, selon le porte-parole de la cellule de crise, a fourni également des matelas. Les écoles primaires publiques ont été également prévues par la cellule de crise, depuis le 13 décembre et qui travaille sans relâche pour coordonner les mesures préventives. Le service des urgences au CHRI de Fomboni a été renforcé selon toujours Mohamed Assane qui est aussi le Directeur de cet établissement de santé publique.
Rappelons que certaines mesures préventives ont été prises sur toutes l’étendue du territoire nationale pour assurer la sécurité de la population, notamment la fermeture de l’aéroport depuis vendredi, la fermeture des écoles et des administrations publiques. Toute la population a été priée de se confiner.
Riwad
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