La Gazette

des Comores

Célébration de la COY15 à Moroni / Lutte contre le changement climatique : le combat de tous

Célébration de la COY15 à Moroni / Lutte contre le changement climatique : le combat de tous © : HZK-LGDC

Pour tout un chacun, la préservation de l’environnement reste une condition essentielle pour alimenter la planète et sauver la biodiversité et être en bonne santé. La Coordinatrice, l’Ambassadrice de France et le Représentant adjoint du Pnud aux Comores l’ont bien montré en mettant l’accent sur les actions que doit engager la jeunesse pour sauver et protéger la planète.


A l’occasion de la Conférence des Jeunes de l’Océan Indien sur le Climat (COY15) qui se tient à Moroni du 29 au 31 Octobre, une cérémonie réunissant plus de 200 jeunes a eu lieu au Retaj en ouverture. Plusieurs personnalités dont l'Ambassadrice de France en Union des Comores, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi, de  l’Insertion Professionnelle, Chargé de la Culture, le Secrétaire Générale du ministère de l’Environnement, de la Pêche et de l’Agriculture, le Représentant Résident  adjoint du Pnud aux Comores et la Représentante de l’Union Européenne, y ont pris part et certains parmi eux ont pris la parole. Dans une ambiance de jeunes conscients des dangers qui touchent la planète, des associations comme Ngo’Shawo, le programme AMCC (Alliance Mondiale contre le Changement Climatique), OIA Group, Jeune Chambre Internationale (JCI) ou Banda Bitsi ne pouvaient pas manquer à cet évènement.

Dans son allocution de bienvenue, la Coordinatrice du Réseau Climat Océan Indien (RCOI) antenne des Comores, Moinabaraka Ali Mohamed, a rappelé les objectifs du réseau, des travaux qui s’inscrivent dans la protection de l’environnement et de cette cérémonie de la COY15. Jeune  femme de caractère avec plein de dynamisme et qui croit à son engagement, Moinabaraka dit y croire « haut et fort au succès » de ce combat noble car, rassure-t-elle, « c’est ensemble dans une accroche de conciliation et de collaboration effective que nous irons de l’avant ». La lutte contre le changement climatique doit être au cœur des préoccupations de tous c’est dans cette optique que cette organisation s’est donnée pour mission de « sensibiliser » les jeunes comoriens et de la région Océan Indien sur les dangers que courent les îles.

‘’La jeunesse doit veiller’’

Pour tout un chacun, la préservation de l’environnement reste une condition essentielle pour alimenter la planète et sauver la biodiversité et être en bonne santé. La Coordinatrice l’a bien montré dans son discours car pour elle « le changement climatique ne saurait être la bataille d’un seul individu, d’un seul groupe d’individus, ou alors d’un état, c’est la bataille de nous tous. Ceci implique que quelles que soient nos différences et nos différends, il faudrait les oublier et nous associer si nous voulons que la victoire soit de notre côté ». « Représentant près de 30% de la population mondiale et principalement affectée par les problèmes environnementaux, la jeunesse doit mettre à profit ses capacités intellectuelles et de mobilisation sur les questions aussi sensibles que celles liées à la protection de l’environnement. De par son statut d’héritier elle doit veiller au mieux à la préservation de son patrimoine écologique », martèle Moinabaraka.

Outre l’estime, l'assurance et l’espoir de la Coordinatrice, cette conférence est un événement majeur qui regroupe entre autre la jeunesse. Celle-ci se doit alors d’être patiente et attentive en vue d’apporter sa pierre à l’édifice pour protéger la planète et l’environnement, changer de mentalités, opter pour le bon comportement et pour la persévérance à la tendance de changement climatique. Le Représentant Résident adjoint du Pnud l’a bien expliqué car selon lui, « la problématique du changement climatique mérite une considération particulière ». Titus Osundina est conscient et le rappelle que ce combat est d’une approche « multiculturelle », « multinational », « multi structurelle ». Pour lui, cet évènement ne doit pas répondre exclusivement aux exigences de l’archipel mais du monde entier. Sur ce, il estime que la COY doit devenir importante au même titre que l’est la COP.

‘’Il faut oser, alors, osons’’

 

Reprenant ces mots de Jacques Chirac, « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. […], La Terre et humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables », l’Ambassadrice de France en Union des Comores montre l’importance de passer à l’action, de protéger l’environnement et de sauver la population mondiale qui à travers tout ce qui se passe, est la seule victime. Par cette expression émouvante, Jacquelines Bassa-Mazzoni a, certes, suscité chez certains une profonde réflexion. La diplomate démontre que « 9 des 10 pays les plus vulnérables au monde face aux catastrophes naturelles sont des îles ». Elle prend en exemple le cyclone Kenneth qui a frappé les Comores et l’Ouragan Pam sur le Vanuatu en 2015. Sur les faits, elle exhorte de « sauver les îles pour sauver la planète », car soutient-elle « Les populations insulaires en sont les premières victimes ».

Convaincue de l’engagement dont doit faire preuve la jeunesse du monde entier pour sauver et protéger l’environnement, l’Ambassadrice reprend ces mots du Secrétaire Général des Nations-Unies, Antonio Guterres, « n’ayons pas peur d’être ambitieux, n’ayons pas peur d’accentuer la pression et surtout n’ayons pas peur de sans cesse rappeler la vérité et la réalité de la situation. Il faut oser, alors, osons » pour accentuer sa demande.

Andjouza Abouheir

 

 


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