C’est à Mandza, dans la région de Mboudé que s’est tenue jeudi après midi, la cérémonie officielle marquant la célébration de la journée mondiale de la population placée sou le thème « la planification familiale est un droit de l’homme ».
Comme chaque année, le 11 juillet marque la célébration de la Journée mondiale de la population. En présence de plusieurs personnalités dont le député Fundi Ali Hadji, la ministre de la santé et le représentant du Système des Nations-unies, cette année, elle a été célébrée le 12 juillet. Une occasion de rappeler que les questions de population sont au cœur de la lutte contre la pauvreté, la promotion du développement durable et des droits humains. « Il existe un lien étroit entre population, développement et droit à la santé, et notamment à la santé sexuelle et reproductive, telle qu’adopté par 179 Etats lors de la CIPD (Conférence internationale sur la population et le développement) qui s’est tenue au Caire en 1994 et qui a été reconfirmé dans la Résolution 65/234 adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2011 », tient à rappeler Matthias NAAB, Coordinateur Résident du Système des Nations Unies en Union des Comores.
Pour 2018, selon lui, la Journée mondiale de la population est dédiée à la Santé de la Reproduction avec comme thème « la planification familiale est un droit de l’homme ». Dans notre pays, la proportion des accouchements assistés par un personnel qualifié, qui est cruciale pour réduire la mortalité maternelle et néonatale a connu une amélioration passant de 52% en 1996 à 82% en 2012 selon l’enquête démographique et de santé de 2012. « Le taux de mortalité infantile est à 36 pour 1000 naissances vivantes », annonce Mme la Ministre de la santé qui trouve également que le ratio de mortalité maternelle a diminué de façon très significative ces dernières années, passant de 517 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 1996 à 380 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2003 et à 172 décès pour 100 000 naissances en 2012.
« Nous espérons que les enquêtes thématiques issues du dernier recensement général de la population nous donneront des nouvelles données sur ces aspects », prie Mme Fatmat Rachid. Par contre notre planification familiale reste encore à la traine, elle stagne depuis plusieurs années, passant de 21% en 1996 à 19% en 2012 selon toujours l’enquête démographique et de santé 2012. Nous devons faire beaucoup d’efforts en la matière et repositionner la planification familiale aux Comores.
Le Système des Nations Unies accorde une importance particulière à la célébration de cette Journée partout dans le Monde. D’après un message de la Directrice Exécutive de l'UNFPA, Dr Natalia Kanem lu à l’occasion de cette Journée, la planification familiale n’est pas seulement une question relative aux droits de l’homme. Elle est aussi essentielle à l’autonomisation des femmes, à la réduction de la pauvreté et au développement durable. Pourtant, dans les régions en développement, quelques 214 millions de femmes ne disposent toujours pas de méthodes sûres et efficaces de planification familiale, pour des raisons allant du manque d’informations ou de services au manque de soutien de la part de leurs partenaires ou de leurs communautés. Ces carences menacent leur capacité à construire un avenir meilleur pour elles-mêmes, pour leurs familles et pour leurs communautés.
Ibnou M. Abdou
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