La Gazette

des Comores

Célébration de l’Aid El Kabir en Union des Comores / Jour d’Anrafat samedi, l'Aid lundi aux Comores

Célébration de l’Aid El Kabir en Union des Comores / Jour d’Anrafat samedi, l'Aid lundi aux Comores © : HZK-LGDC

Pendant que les musulmans du monde se retrouveront sur le mont Anrafat samedi 10 Août, l'Aid El-Kabir sera célébrée le lundi en Union des Comores. Une annonce faite par le mufti de la république la semaine dernière à la radio.


L'ide El-Kabir en Union des Comores sera célébré le lundi 12 Aout. Une annonce faite le vendredi dernier par le grand mufti de la république. Said Toihir Ben Said Ahmed Maoulana dans une émission radiotélévisée à l'Ortc, se justifie par le fait que le croisant lunaire en Union des Comores est apparu dans la nuit du vendredi à samedi contrairement en Arabie Saoudite où il était visible dans la nuit du jeudi à vendredi. « C'est une question simple ! Chaque pays fixe le jour de l'Aid, en fonction de l’apparition de la lune », persiste et signe le mufti. En plein pèlerinage, les musulmans du monde vont rester sur le mont Anrafat le samedi 10 Aout et accomplir la prière de l'Ide le lendemain. Et par rapport au jeûne, le mufti explique que les Comores vont jeûner le dimanche 11 Août puisque c'est le jour qui correspond au 9e jour du 12e  mois du Calendrier musulman.

 

Aux Comores, célébrer l'Aid El Kabir un jour après l'Arabie Saoudite suscite chaque année une polémique. Certaines localités de l’archipel prient le même jour que l’Arabie Saoudite. Selon eux, il n’y a pas deux jours d’Anrafat. Et face à ses détracteurs, le mufti ne compte pas croiser les bras. « Ceux qui oseront prier le dimanche, nous allons envoyer la gendarmerie pour les interpeller », prévient Said Toihir qui appelle les ministres de la défense, de l’intérieur et des affaires islamiques à prendre leurs responsabilités. 

 

Pour rappel, en 2017 plus précisément en septembre, 30 personnes ont été arrêtées avant d’être relâché grâce pour avoir prié le même jour que l'Arabie Saoudite. Certaines personnes étaient condamnées à la prison avec sursis, d’autres ont écopé des peines de deux mois de prison ferme. Selon les autorités de l’Etat de l’époque plus particulièrement le procureur de la République, c’était un acte de « désobéissance à la plus haute autorité religieuse ».

 

Ibnou M. Abdou


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