L’année 2019 sera l’année d’un défi pour le ministère de l’intérieur qui souhaite informatiser les actes d’état civil qui sont encore aujourd'hui manuels, avec malheureusement des archives incertaines. C’est le secrétaire général du ministère qui a rappelé que samedi 10 août dernier, était la journée africaine de l’état civil.
Les Comores célèbrent la journée d’Afrique de l’état civil qui est à sa 2eme édition cette année, et placée sous le thème : « des actes de naissance pour tous: une nécessité pour la protection des droits de l’homme et la promotion de l’inclusion ». Une occasion pour le ministère de l'intérieur d’inviter les maires et les préfets afin qu’ils soient sensibilisés sur l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil et de la statique de l’état civil.
Pour Soudjay Soymata Oumie, substitut du procureur de la République qui assurait l’exposition dans cette rencontre, avoir l’acte d’état civil ouvre beaucoup d’avantage tant au niveau national qu’à l’échelle mondiale. Il a été constaté qu’en Afrique, plus de la moitié des enfants ne sont pas enregistré a la naissance, « ce qui rend la plupart des pauvres de la région », a-t-elle constaté avant de démontrer qu’ici aux Comores, une fois qu’un enfant se trouve à la barre sans un acte d’état civil, cet enfant est considéré comme majeur. Alors il ne bénéficie pas des avantages d’un enfant. Ce substitut de procureur incite les maires et les préfets à sensibiliser leurs communes et régions respectives à enregistrer les naissances. Elle se dit disposée à participer des formations dans ce domaine.
D’après elle l'acte de naissance est la 1ere étape pour assumer la croissance juridique des personnes, la protection de leurs droits humains et leur accès aux services sociaux de base. Célébrer la journée d’Afrique de l’état civil est un évènement important pour le ministère de l'intérieur puisqu’il s’agit en quelque sorte de sensibiliser de manière significative pour conjuguer et apprécier ensemble les efforts destinés au développement de notre pays. Lors de la rencontre, le secrétaire général du ministère regrette que jusqu’à maintenant les actes d’état civil restent toujours manuels, parfois les archives sont incertaines. Ainsi « nous sollicitons l’appui des partenaires pour réaliser un grand objectif à savoir informatiser les actes civil », demande Mohamed Ibrahim Soilih coordinateur national des commune en charge de l’état civil au ministère de l’intérieur dans son discours d’ouverture.
Ibnou M. Abdou
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