La Gazette

des Comores

Denrées alimentaires : Les rayons sont vides dans les supermarchés

Denrées alimentaires : Les rayons sont vides dans les supermarchés © : HZK-LGDC

Les rayons et les congélateurs sont vides dans les supermarchés. Conséquence de la pénurie de denrées alimentaires qui secoue le pays. Un premier bateau serait attendu au port de Moroni ce mardi 29 juin, après presque 1 mois d’inactivité. L’explication de la loi de l’offre et de la demande n’est suffisante pour convaincre le consommateur comorien.


La pénurie des denrées alimentaires a eu raison des supermarchés, aussi. La farine et les produits laitiers sont introuvables dans les rayons. Pas plus que d’autres produits, d’ailleurs de consommation courante. À Sara Market, quartier Mangani le 2kg de la farine est passé de 750 francs à 1000 francs. Les produits laitiers Pascual sont introuvables. Tout simplement.  Interrogé, un agent explique que les produits qui se trouvent sur place étaient « gardés en stock ». « Tout ce que tu vois là, c’était notre stock. Et après ça, il n’y’aura rien ». Quant à une cargaison pour remédier la situation, son arrivée est sine die. « C’est une chose qu’il faut oublier », lâche-t-il désespéré.  

 

Ce n’est pas tout. Les produits carnés font partie du lot des produits devenus rares. Les congélateurs sont vides. Il n’y a ni poulet, ni rognon, ni viande de bœuf. Les entrecôtes de bœuf et le filet de viande sont disponibles mais coutent jusqu’à 9500 Kmf le kilo. Le prix du sac de farine de 25 Kg est passé de 7000 francs à 9000 francs. Depuis la semaine dernière, on note une nette diminution de l'activité des boulangeries, certaines ne produisent même plus de pain.

 

Au marché Volo-Volo tout comme au petit marché de Moroni, le kilo de poisson sec (nfamanga) qui était à 2000 francs se vend aujourd’hui à 3000 francs. Pour les ailes de poulet, le kilo est fixé  1500 francs contre 1000 francs auparavant. Et le carton de 10 kilo qui était vendu à 9000 francs est vendu aujourd’hui à 15000 francs. Le thon rouge n’est pas en reste puisque le kilo est vendu à 3000 francs.

 

« Nous ne savons pas quand est-ce que les choses vont redevenir normales. Pour l’instant  nous recevons de Ndzuani des cartons de cuisses de poulet et de la viande », confie un détenteur d’un magasin. Cette pénurie se fait ressentir également chez le brochetier de la rue. Ces derniers sont obligés d’augmenter le prix pour ne pas tomber en faillite. L’unité d’aile de poulet est de 250 fc, la brochette entre 75 francs et 100 francs si et seulement si le vendeur est parvenu à jouer des coudes pour s’en procurer. Ou sont donc les véritables cause de cette grave pénurie des denrées alimentaires et la hausse des vertigineuse des prix qui en découle ?

 

Andjouza Abouheir

 


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