La Gazette

des Comores

Des fruits à profusion à Mohéli, mais les prix montent en flèche

Des fruits à profusion à Mohéli, mais les prix montent en flèche © : HZK-LGDC

Au marché de Fomboni les fruits sont en abondance. Mangues, ananas, papayes tout y est. Mais les prix sont souvent multipliés par 5. Un tas de mangues qu'on achetait à 100 fc il y a 3 ans est passé à 500 fc le même tas. Selon les vendeurs, la hausse de prix des fruits est conditionnée à la hausse de prix des produits alimentaires importés.


En cette période des fruits, au marché de Fomboni les vendeurs se frottent les mains. Tout y est. Les mangues, les grenadilles, ananas, ou encore les papayes et d’autres fruits de saison sont à gogo. Malgré les prix qui s’envolent, les clients n’ont pas d’autre choix.

Un tas de 5 petites mangues coûte 500 fc. Pour les ananas cela dépend de la taille du fruit, soit de 750 fc à 1500 fc. Un tas de 5 grenadilles se négocie à 500 fc ou plus et c’est pareil pour les citrons. Bien que ces produits ne soient taxés à la douane, les vendeurs de fruits tentent de justifier cette inflation. « La hausse de prix des fruits est conditionnée par la celle des prix du poisson et des produits carnés, car pour un kilogramme de poisson il faut payer 1500 fc à 2000 fc. Comme les ailes de poulet se font rares, la viande rouge coûte 2750 fc à 3000 fc le kilo. Or on est obligé de vendre nos ananas pour acheter de quoi manger. Et c'est sans tenir compte des frais de déplacement pour venir vendre nos produits » explique un vendeur de fruits au marché de Fomboni.

La hausse de prix des produits agricoles, pour rappel a débuté depuis la flambée du prix des produits pétroliers, chacun fixe ses prix comme bon lui semble. Et le dernier arrêté ministériel qui encadre les prix de certains produits de première nécessité n’a pas d’effet ici à Mohéli. Certains vont jusqu’à dire que ce sont des prix qui n’ont pas tenu compte des frais de déplacement de Moroni - Fomboni ou de Mutsamudu –Fomboni, donc des prix théoriques.

Cette inflation en tout cas n’épargne personne. Toutes les couches sociales surtout les plus démunies la subissent de plein fouet. « La baisse des prix des fruits doit d'abord commencer par la baisse des produits importés car il est facile de pointer du doigt les autres, alors que c’est tout un système qui nécessite d’être revu » explique un autre vendeur qui ajoute qu’il ne suffit pas de fixer des prix, « plusieurs paramètres à tenir compte avant que le service de contrôle se mette à fonctionner » dit-il. Un service de contrôle de prix aux abonnés absents. Les autorités ont intérêt à se préoccuper de cette situation, pour stabiliser économiquement la vie des citoyens.

Riwad

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.