La Gazette

des Comores

Des magistrats formés sur les techniques du procès pénal

Des magistrats formés sur les techniques du procès pénal © : HZK-LGDC

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet FSPI (Soutien au secteur de la Justice aux Comores), une session de formation des magistrats au procès a été lancée mardi dernier par le ministère de la justice en collaboration avec l’ambassade de France. Elle a pour but de donner les outils nécessaires aux magistrats afin qu’ils en soient dotés sur le suivi des procédures pénales.


Le ministère de la Justice en collaboration avec l’ambassade de France en Union des Comores, a organisé mardi 08 juin une session de formation des magistrats au procès d’assise, encadrée par Paul Baudoin, président des assises à la Cour d’appel de Montpellier. Cette formation rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet FSPI (soutien au secteur de la justice aux Comores). L’objectif est de mettre à niveau tous les magistrats comoriens sur comment juger un crédit, sur le suivi d’un dossier, son élaboration, toute une chaine à apprendre. Également, sur les principes du procès pénal, sur quoi, les magistrats sont compétents. 

 

Selon l’encadreur, Paul Baudoin, dans les organisations judicaires, les magistrats ont été  formés dans plusieurs pays à savoir Madagascar, Sénégal, Maroc et autres. Il est convaincu qu’il faut une unité de fonctionnement pour que la justice soit rendue de la même manière dans les trois iles. « Je n’ai pas de doute de la volonté à mettre en pratique, l’idée est de leur donner les outils nécessaires », souligne-t-il.

 

Dans son intervention, le secrétaire général du ministère de la justice, Abdallah Sinane a  expliqué que le chef de l’Etat a fait de l’émergence « une obsession ». Et ce pari ne sera pas gagné tant qu’il n’y aura pas une justice parfaite et rassurante selon toujours lui. « Une justice qui rassure les investisseurs internationaux. Toute cette avalanche de formations que le gouvernement est en train de faire, c’est pour donner suffisamment de compétence à nos magistrats », précise-t-il. D’où l’idée d’initier plusieurs formations pour les permettre d’avoir  les compétences requises. « Nous avons fait des formations sur la déontologie, sur la chaine civile et aujourd’hui c’est sur la chaine pénale ».

 

Pour rappel, avec le soutien technique et financier de la coopération française, pour la première fois, des auditeurs de justice ont été recrutés par concours, grâce à la mobilisation de l’institution judiciaire et de professionnels du droit français et comorien (magistrats et universitaires).

 

Andjouza Abouheir

 


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