Dans le cadre de la mise en œuvre du projet FSPI « Soutien au secteur de la justice aux Comores », l’ambassade de France en collaboration avec le ministère de la justice a organisé une formation d’une semaine sur la chaine pénale. Cette formation vise à améliorer le service public de la justice par le renforcement des capacités individuelles des magistrats en matière de procédure pénale.
Le ministère de la justice en collaboration avec l’ambassade de France en Union des Comores ont organisé vendredi 17 septembre dernier, une formation sur la chaine pénale, dans le cadre de la mise en œuvre du projet FSPI « Soutien au secteur de la Justice aux Comores ». Prévue de durer 6 jours (du 17 au 22 septembre), cet atelier vise à l’amélioration du service public de la justice par le renforcement des capacités individuelles des magistrats en matière de procédure pénale. Dans son intervention, le ministre de la justice Djae Ahamada Chanfi a expliqué que cette formation est au bénéfice des magistrats du pays. « Cette formation va les permettre de se renforcer en matière pénale. Ceci rentre dans le cadre du renforcement de la justice comorienne. Comme vous le savez, l’objectif est d’avoir une justice qui répondra aux besoins du pays et de sa population», souligne-t-il.
De son côté, le magistrat honoraire, Jean Marie Huet a montré que cette formation répond à un besoin précis du vice-président de la cour suprême comorienne. Ce dernier a recueilli auprès des magistrats leurs attentes sur les sujets qu’ils aimeraient qu’on approfondisse par exemple au niveau du nouveau code pénal comorien. « Nous travaillons en binôme à la fois sur les interrogations des collègues avec l’expérience française qui n’est pas transposable mais qui permet sur certains sujet de voir une résonnance par rapport à leur problème. À titre d’exemple sur la question de rédaction du jugement, de la rigueur des procédures, etc. Donc on échange pour réinterroger les pratiques, pour revisiter les fonctions », explique celui qui est convaincu que cette formation va améliorer la qualité de réponse du justiciable comorien.
Quant au magistrat, cette formation est nécessaire. Elle permet de renforcer leurs capacités sur le plan de la procédure pénale. « Au niveau de nos tribunaux, nous avons remarqué plusieurs failles. Cette formation va corriger les imperfections », explique Me Mouzdalifa Zoubeir, tout en espérant avoir les acquis nécessaires à la fin de cette formation.
Andjouza Abouheir
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