C’est en tout cas ce qui ressort après un point de presse du directeur de l’Agence Nationale du Hajj et de l’Oumra Abdoul Fatah Saïd tenu jeudi 11 mai dernier. A deux mois du grand pèlerinage, les choses semblent se compliquer pour l’ANHO et surtout pour les centaines de candidats qui ont déjà payé pour effectuer le Hajj 2023.
« Nous avons ouvert nos listes pour le payement de la caution depuis plus d’une année, à ce jour, ceux qui ont payé (3 204 000 Kmf) dépassent largement le quota et le bonus que l’Etat saoudien a l’habitude de nous octroyer », confie à la presse le patron du Hajj comorien. En effet depuis 2005, les Comores bénéficient d’un quota de 850 pèlerins et d’un rajout de 350 autres que les autorités Saoudiennes accordent sous forme de bonus pour arriver à un total de 1200 pèlerins comoriens chaque année.
Cette année, malheureusement, les Comores ne devraient bénéficier si les choses n’évoluent pas que de 150 pèlerins de bonification soit un gap de 200 pèlerins « Depuis 2016 que je suis à la tête de l’ANHO, nos doléances auprès des autorités saoudiennes ont toujours été prises en compte, cette année au lieu des 350 pèlerins habituels, l’Arabie Saoudite nous a accordé 150 de bonus. », annonce-t-il.
L’ancien député de Moroni Nord parle d’une crise pour qualifier la situation dans la mesure où ceux qui se sont déjà inscrits risque de ne pas tous répondre à l’appel du prophète Ibrahim. « C’est une véritable crise car elle complique nos prévisions, que ce soit par rapport aux contrats que nous avons passés avec la compagnie Flynas, l’hébergement à Médine ou à la Mecque où nous nous sommes entendus sur 1200 pèlerins. », poursuit-il.
Les responsables du Hajj ne semblent pas avoir baissé les bras pour trouver une solution à cette crise. « Le directeur de cabinet du président a même écrit à l’Ambassadeur saoudien à Moroni pour trouver une solution et décrisper la situation », ajoute Abdoul Fatah Saïd. A cet effet une cellule de crise a été montée à la direction du Hajj pour prendre les premières mesures. Il s’agit d’abord de procéder par élimination en commençant par ceux qui se sont inscrits en dernier sur la liste pour le payement de la caution, tout en sachant que des candidats ont leur caution à l’ANHO depuis 2019. « Forcément, ceux qui se sont inscrits en premier auront la priorité sur ceux qui sont venus plus tard », conclut l’actuel Maire de la capitale.
AS Badraoui
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