Ce samedi 13 juillet, débutent les écrits du baccalauréat. Parmi les candidats se trouvent deux détenus de la maison d’arrêt de Moroni dans l’attente de leur procès. Ces jeunes âgés de 22 ans bénéficient des mêmes conditions que leurs camarades.
Pour la énième fois consécutive des prisonniers planchent sur les épreuves des examens nationaux. Ils sont deux à Moroni, tous deux âgés de 22 ans, jeunes hommes accusés d’agression sexuelle qui composent le baccalauréat. Comme tous les ans, c’est à la salle de conférence du palais de justice de Moroni que les deux élèves font leurs épreuves, une opportunité pour eux de reprendre une vie normale, une fois leurs peines purgées.
Joint au téléphone, le directeur du service pénitencier Soilihi Ali Said rassure que toutes les conditions sont réunies pour leur permettre de composer en toute tranquillité. « Ce sont deux jeunes de la série littéraire A4. Ils passent leur examen dans de bonnes conditions comme les autres qui sont en salle dans les différents centres. Depuis qu’ils ont quitté leur cellule pour venir ici, ils ne sont pas considérés comme des détenus. Ils bénéficient des mêmes conditions que ceux qui sont en classe ». Et de continuer : « la direction qui organise le baccalauréat a pris toutes les dispositions ».
Il a tenu à préciser que ces jeunes ont eu un soutien pour mieux réviser leurs leçons leur permettant d’être à jour comme les autres candidats. « Ces jeunes ont eu un suivi pour préparer leurs examens dans les règles de l’art. Depuis qu’on les a signalé et ils se sont rendus compte qu’ils passent le bac, on leur a laissé du temps pour faire des cours de rattrapage. Ils cohabitent ensemble loin des autres prisonniers pour pouvoir réviser et leur famille les ont soutenu », rassure le directeur de la prison.
Outre cette question, pour le BEPC, la vérification des dossiers des détenus est en cours. « Concernant le BEPC on est en train d’étudier les demandes qu’on avait déjà fait auparavant pour savoir s’ils sont toujours en prison pour pouvoir les présenter mais pour le moment on ne sait pas », avance-t-il. Notons que cette action a été mise en place par le ministère de la justice depuis quelques années. Cette approche contribue à favoriser la réinsertion sociale et la préparation à la réintégration après avoir purgé une peine de prison. Une avancée notable de la part du gouvernement comorien.
Mohamed Ali Nasra
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