La Gazette

des Comores

Deux militaires pris en flagrant délit de pêche illicite à Barakani

Deux militaires pris en flagrant délit de pêche illicite à Barakani © : HZK-LGDC

Dans le cadre du projet REEFISH pour une gestion durable des ressources halieutiques, un accord de cogestion a été signé entre le PNM (Parc national de Mohéli), la direction de la pêche et la localité de Barakani dans la région de Moimbao. Ainsi, toute pêche est périodiquement interdite sur la zone côtière de cette localité. Ce qui n’a pas empêché deux militaires de défier ces mesures. Ils n’ont pas échappé à l’œil du comité de surveillance de Barakani.


Le mercredi 11 janvier dernier vers minuit, deux individus ont été attrapés par le comité de surveillance en pleine action de pêche illicite sur la zone interdite. Et « ce sont des militaires censés accompagner le projet » regrette le directeur régional de la pêche Fahad Hamdani. L'acte a choqué les habitants de cette localité vu qu'ils viennent de signer un accord de cogestion avec le Parc national de Mohéli, la mairie et d’autres projets qui interviennent dans la protection des océans pour justement garantir une gestion durable des ressources marines et  renforcer la protection de l'écosystème marine.

« Depuis la signature de cet accord de cogestion, toute activité de pêche est interdite dans les zones côtières de Barakani pour un certain temps dans un objectif précis. Mais ces individus qui appartiennent à la force comorienne de défense et qui sont censés nous accompagner pour l'intérêt de tous, détruisent l'environnement, c'est vraiment honteux », poursuit le directeur régional de la pêche visiblement très furieux, et il appelle la justice à faire son travail. « Nous avons déjà alerté la gendarmerie nationale et les responsables juridiques du PNM. Donc nous attendons qu’à leur tour ils fassent leur boulot » espère-t-il.

Après un long débat, le comité chargé de la surveillance de la plage de Barakani a fini par brûler le matériel de pêche de ces braconniers. Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux un des membres dudit comité s’explique. « Nous leur avons proposé de coopérer et de se rendre à la justice mais ils ont refusé sous prétexte qu'ils ont des familles à Barakani. C'est à partir de là qu'on a dégonflé les pneus de leur voiture pour éviter qu'ils partent avant que nous puissions brûler leur matériel. Ce sont des filets et pistolets de pêche qui ont été saisis et brûlés.

Riwad

 


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