Une importante délégation comorienne, dirigée par le ministre de la justice, Djae Ahamada Chanfi, en présence de Youssouf Ismael, délégué aux Droits de l'Homme se trouve actuellement en Arabie Saoudite pour prendre part à Riyad, à la conférence internationale dédiée à la lutte contre la corruption tenue du 15 au 16 mai. Dans son discours, le ministre a illustré l'engagement de l'Union des Comores dans la lutte contre la corruption, mettant en avant ses actions concrètes et sa volonté de coopération internationale.
Dans le cadre du deuxième forum arabe de lutte contre la corruption et unité d’enquête financière, qui s’est tenu du 15 au 16 mai, en Arabie saoudite, Djaé Ahamada Chanfi, ministre de la justice a montré que la lutte contre la corruption est un impératif que nous devons tous prendre à bras le corps. « L’Union des Comores s’implique de manière très active dans les efforts internationaux contre cette maladie et entend poursuivre ce combat », annonce-t-il dans son discours, en exprimant sa gratitude envers les autorités du Royaume d’Arabie Saoudite pour l'organisation réussie de l'événement. Il a souligné l'universalité de la corruption, un fléau qui transcende les frontières et impacte les fondements de nos sociétés démocratiques ainsi que le développement économique, social et environnemental.
Il a ensuite mis en lumière les efforts actifs des Comores dans la lutte contre la corruption, notamment à travers la promulgation de lois spécifiques telles que la loi n°23-011/AU relative à la prévention et à la lutte contre la corruption. De plus, la mise en place de la Commission anti-corruption et du pôle juridique économique et financier témoigne de l'engagement ferme du pays dans cette lutte. L'importance de la coopération internationale a été soulignée, avec un accent particulier sur l'entraide judiciaire avec les pays partenaires. « L'Union des Comores participe activement aux travaux d'organisations régionales et internationales telles que l'ONUDC, OHADA, COMESA, LEA, GIABA, GAFI et le Conseil des ministres arabes de la justice », souligne-t-il.
Le ministre en charge des droits de l'homme a évoqué cinq problématiques clés à savoir le rôle crucial de la société civile dans la lutte contre la corruption et la protection des lanceurs d'alerte. Djaé Ahamda a cité aussi l'impact différencié de la corruption sur les femmes et les hommes, soulignant le besoin de prendre en compte la dimension genre dans les stratégies anti-corruption mais aussi l'incidence de la corruption sur le développement humain durable et l'environnement, soulignant les conclusions de la conférence de Moroni en 2023 sur le changement climatique. Il cite également la nécessité de recouvrer les avoirs issus de la corruption conformément aux lois nationales et aux conventions internationales et la sensibilisation des fonctionnaires sur les enjeux liés à la corruption dans les administrations publiques.
Le ministre réaffirme l'engagement de l'Union des Comores à soutenir les efforts de la communauté internationale, en particulier de la communauté arabe, dans la lutte contre la corruption. « Pour ce faire, mon pays s’appuiera sur une évaluation de cet ennemi public à l’échelle internationale, régionale et continentale sur les mécanismes d’entraide pénale, ainsi que sur le dispositif prévue la loi anti-corruption», affirme-t-il avant d'ajouter que « vous pouvez compter sur l’Union des Comores, lors de la présente conférence comme lors des échéances à venir pour appuyer les efforts de la communauté internationale en faveur d’une lutte contre ce fléau qui gêne tous les Etats ».
Ibnou M. Abdou
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