Après Mohéli et Anjouan, le forum des métiers s'installe à Ngazidja. Un évènement qui a réuni élèves des différentes écoles privées et publiques de la place, et étudiants des différents sites de l’Université des Comores. L’occasion pour l’ambassadrice de France en Union des Comores, Jacqueline Bassa-Mazzoni, de réitérer le soutien de la France à l’appui de l’éducation comorienne.
Mettre l’accent sur les formations techniques, professionnelles et informatiques est le message de Jacqueline Bassa-Mazzoni lors de la 2ème édition du Forum des métiers. La représentante de la France à Moroni regrette que les Comores n’aient pas la main d’œuvre compétente favorable au développement de l’économie comorienne. A cet effet, elle dira que l’Université des Comores ne doit pas être « une machine à former des chômeurs ». « On doit accompagner les jeunes, les universitaires, certes, mais on doit aussi les inviter à s’orienter de façon réaliste vers les métiers dont l’économie comorienne a besoin et qui manquent ici cruellement », lance-t-elle.
« Ce que je souhaitais dire, c’est que l’Université ne doit pas être une machine à former des chômeurs », a-t-elle poursuivi. Pour la diplomate française, ce problème touche aussi la France qui essaie par tous les moyens de changer la donne. Dans son allocution, elle dira la nécessité de renforcer les filières professionnalisantes, scientifiques, techniques et technologiques au cours des études supérieures. « Vous avez un pays avec un potentiel énorme qui ne demande qu’à être développé et on ne compte que sur votre jeunesse pour l’accompagner ».
L’Ambassadrice regrette que les entreprises comoriennes et/ou étrangères sur place partent à l’extérieur pour embaucher malgré un taux de chômage accru sur le territoire national. Raison pour laquelle la France et les Comores se doivent de travailler en harmonie, sans tabou ni dogmatisme, et être pragmatique pour répondre à la jeunesse comorienne et à ses aspirations. « Il ne faut rien négliger dans le système éducatif, y compris dans l’enseignement supérieur. Les métiers culturels également ne doivent pas être négligés, les métiers de l’agriculture et de la pêche qui sont les premiers secteurs d’emplois du pays », a insisté la représentante de la France à Moroni. Said Mohamed Nourdine-Mlanao, conseiller technique de France Alumni, a déclaré que l’enseignement était la base de tout développement. « La France s’est engagée à investir dans une bonne éducation, nous devons en profiter », a conclu Nourdine-Mlanao.
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC