La Gazette

des Comores

Dialogue national : L’ouverture officielle est prévue le 28 février 2022

Dialogue national :  L’ouverture officielle est prévue le 28 février 2022 © : HZK-LGDC

Deux semaines après la création par décret de la coordination nationale du dialogue inter-comorien, le coordinateur Mohamed Toihiri a dévoilé son équipe de travail composé d’experts et juristes. Ce dernier assure vouloir accomplir sa mission dans la transparence. Et le calendrier est déjà établi puisque le dialogue national débutera ses travaux le 28 février prochain pour prendre fin en mars.


Le processus vers le dialogue national prend son envol. Hier lundi 13 décembre, le coordinateur du dialogue national, Mohamed Toihiri a présenté à la presse les membres de son équipe, composée entre autres de juristes, d’experts, etc. Selon lui, le lancement du dialogue national inter-comorien est un geste fort à l'endroit des partis politiques dont la reconnaissance est indiscutable. C'est aussi un appel républicain à la société civile, aux élites et à tous les acteurs socio-économiques de la nation, par devoir patriotique à accomplir pour un consensus national et dans l'objectif de réaliser les aspirations populaires visant le développement du pays. « Comme vous le savez, cela fait presque 3 mois que j'étais nommé par décret comme coordinateur. Depuis, je n'ai pas fait de sortie médiatique mais j'attendais le bon moment pour le faire. Le décret me donne la latitude de composer mon équipe. Cette liberté confirme la volonté du chef de l'Etat d'assurer la neutralité de la coordination. Dès à présent, nous avons mis la pendule en marche », déclare-t-il, tout en rassurant de mener avec transparence cette mission.

Parallèlement, ce dernier tient à rappeler que sa mission est de conduire, coordonner, superviser et faciliter les travaux dudit dialogue suivant une méthode « consultative, participative et inclusive ». « Les idées vont être discutées dans le cadre des thématiques soumises qui émaneront des discussions et propositions faites avec les parties prenantes du dialogue. C'est dans ce même bâtiment de l'ancienne cour suprême que nous allons travailler durant cette période », précise celui qui affirme bel et bien que les conclusions seront remises au chef de l'Etat, car nous sommes dans un pays où il y a des gouvernants. « Ces conclusions seront mises en application dans l'intérêt commun pour la paix et la cohésion sociale de notre pays. Nous ne comptons pas fermer la porte à des gens, il faut seulement que les partis politiques existent. Pour ceux qui n'auront pas le temps de nous suivre jusqu’au bout du chemin lors des concertations, ils seront également les bienvenus dans les travaux s'ils sont dans les normes », dit-il.

 Interrogé, si le dialogue ne sera pas comme les assises, le coordinateur assure que ce dialogue a comme but de favoriser un climat social apaisé dans la sérénité, dans la paix et la cohésion sociale. « Je suis confiant que les conclusions qui seront prises vont servir notre pays et la tâche qu'on m'a confiée a un objectif d'intérêt commun. Nous allons tenir compte des avis des uns et des autres dans des discussions sereines », promet-il. C'était l'occasion de dévoiler l'agenda du dialogue dont l’ouverture officielle est prévue le 28 février 2022 et sera clôturé le 20 mars 2022.

Pour mémoire, l'Union de l'opposition conditionne sa participation à ce dialogue en posant des préalables dont la libération des « prisonniers politiques » en l'occurrence l'ancien Rais Ahmed Abdallah Sambi et le gouverneur Salami. Une condition rejetée par le gouvernement qui continue à considérer qu'il n’y a pas des « prisonniers politiques » mais « des politiques emprisonnés ».

Andjouza Abouheir

 


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