La plage de Djoiezi a été nettoyée dimanche dernier par la jeunesse de cette ville. Une première depuis plus de 2 ans. Mais à défaut des bacs, ces ordures pourraient réapparaître le lendemain.
La jeunesse de Djoiezi, appuyée par les femmes de cette ville s’est mobilisée dans la matinée de ce dimanche pour nettoyer tout le littoral. Une activité qui a vu la participation de toutes les couches sociales de cette ville, hommes et femmes. C'est la première fois depuis 2020 que le littoral de Djoiezi a bénéficié d'une journée propre. Une initiative prise par madame Zalhata Bounou en concertation avec Hadidja Madi, deux femmes engagées de la localité, avec l'appui technique de la FADD (fédération des associations de Djoiezi) pour rendre propre leur plage.
Un lieu, où plusieurs personnes se regroupent les après midi pour se divertir. « Chaque après midi les jeunes, nos enfants descendent sur cette plage pour jouer. Mais se distraire dans l’insalubrité c'est d'aller chercher des maladies » rappelle Mme Zalhata Bounou Soilihi, « c’est aussi un danger pour les enfants vu que les boîtes de conserves éparpillées sur l'étendue du littoral peuvent les blesser, sans citer les autres conséquences liées à l'environnement marin » a-t-elle poursuivi.
En plus, des plantes capables de résister à la mer ont été également plantées pour limiter non seulement la progression du niveau de la mer mais aussi de constituer des d'abris par temps de forte chaleur. « Ici tout est possible quand les femmes nous accompagnent. Embellir nos plages n'est pas une mauvaise idée car se reposer sur une plage d’une beauté naturelle est un bonheur. La plantation de ces arbres nous donnera tout ce que l'homme a besoin pour vivre en commençant par l'oxygène » explique Abdouroihmane Abdallah de Djoiezi.
A défaut d'un site spécifique de décharge d’ordures, les déchets ramassés dans cette plage sont en partie enterrés directement dans ce même lieu. Une situation qui n'est pas facile à admettre puisque ces déchets peuvent réapparaître un jour avec le phénomène des marées. « On a incinéré les déchets inflammables, et ceux qui ne peuvent l’être sont enfouies sur place », dit un jeune de Djoiezi avant de pointer du doigt toute les mairies de l'île. « Malgré les maigres moyens que nous disposons, c’est très rare de voir les mairies accompagner ce genre d'initiative. Or il est de leur devoir de nous trouver un site de décharge des ordures ménagers » s'est-il indigné.
Riwad
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