Les camionneurs contestent le projet de construction d’un parking à la douane de Moroni. Ils appellent le gouvernement de s’autosaisir de ce dossier qui, selon eux, ne vise pas à améliorer l’espace extérieur du port mais c’est pour « des fins personnelles ».
Plusieurs camionneurs du port de Moroni contestent l’idée du projet de construction d’une muraille longeant l’UCCIA et la société des Ports des Comores SPC, ancienne APC. Ce projet vise à construire un parking pour les quatre directions de l’UCCIA, la douane, Moroni Terminal et la SPC. Les camionneurs ne voient pas d’un bon œil ce projet. C’est le président de Mbahizadji Komor, l’association des camionneurs, qui l’a dit. « Nous n’avons pas été alertés. Nous avons juste entendu que ce projet vaut 90 millions de nos francs. Surprenant, car nous leur avons demandé à maintes reprises de réaménager l’espace mais ils ont fait la sourde oreille. Jusque-là, nous nous sommes toujours débrouillés avec nos moyens du bord », avance-t-il tout s’interrogeant : « Comment nos camions vont-ils pouvoir rentrer si l’on élève un mur » ?
Selon ce chef de mouvement, depuis que le directeur de la Société des Ports est entré en fonction, les choses ont considérablement changé. Et pas positivement. « Depuis qu’il est là, les marchandises en provenance de Madagascar et de la Tanzanie, sont des fois avariées. Les agences avaient des agents journaliers, il a décidé de les remplacer par des agents qu’il paie mensuellement, dans le seul but de se faire une marge de bénéfice », pointe Soulé Djoumoi. Parallèlement, il appelle le gouvernement à s’autosaisir de ce dossier. « J’ai l’intime conviction que le gouvernement n’est pas au courant de ce projet. Il ne vise pas à améliorer l’espace, ce parking sera réservé aux véhicules des membres des quarte directions » citées ci-haut.
Joint par nos soins, le secrétaire général de l’UCCIA, Housni Mohamed Abdou dit avoir été informé du projet mais quant au lancement, il n’était pas au courant. « On nous a informé d’un projet, qui vise à améliorer l’espace. Nous devrions nous revoir afin d’évaluer le projet. Mais nous n’avons pas été avisés du lancement des travaux ». Jusqu’à l’heure où nous nous bouclions ces lignes, nous n’avions pas pu joindre le directeur de la société des ports, pas plus que le directeur de la douane.
Andjouza Abouheir
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