La Gazette

des Comores

Droits de la femme : Quelques signaux positifs

Droits de la femme : Quelques signaux positifs © : HZK-LGDC

Le 6 juillet 2020, à l’occasion de la célébration de la fête nationale à Hombo Anjouan, le chef de l’État Azali Assoumani avait pris l’engagement solennel de partir en guerre contre les violences faites aux femmes. Si le nouveau code pénal a criminalisé le viol, la parité entre les hommes et les femmes dans le domaine de la politique peine à progresser.


C'est sous le thème « leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 » que la journée internationale de la femme est célébrée ce lundi 8 mars dans des conditions pas comme d’ordinaire, pour cause de la Covid-19. La Journée sera plutôt célébrée sous l’autorité du chef de l’Etat, du ministère de la santé, du commissariat au genre et des Nations Unies. Ce thème est choisi justement pour rendre hommage aux incroyables efforts déployés par les femmes et en vue de  façonner un futur et une relance plus égalitaires suite à la pandémie de Covid-19.

 

Pour ce qui est des droits de la femme comorienne, en première ligne dans la lutte contre la crise sanitaire de par entre autres les soignants dont la majorité sont des femmes, force est de constater qu'elle est encore marginalisée et les agressions sexuelles dont elle est victime semblent avoir encore des beaux jours devant elles malgré, il faut le reconnaitre, les efforts des autorités pour enfin en finir. En effet, le nouveau code pénal qui vient tout juste d’être promulgué par le chef de l’État à la mi-février, porte une grande nouveauté puisqu’il criminalise les viols sexuels.

 

Au mois d’aout 2020, étaient tenues à Moroni des audiences spéciales sur des affaires d’agression sexuelles. Une façon de redonner un peu de couleur à la lutte contre le fléau contre lequel, un mois auparavant, soit le 6 juillet, le chef de l’État s’était engagé à mener un combat sans merci. Il faut dire que les discours n’ont pas tardé à se traduire en actes, du moins pour cette fois, quoique beaucoup reste à faire.

 

Pour ce qui est de l’égalité homme et femme, le chef de l’État aura marqué son mandat par quelques faits notables. Il a cassé les codes. Pour la première fois, une femme a pris la parole dans la cérémonie officielle de commémoration de la naissance du prophète l’année dernière. Une initiative qui a fait grincer des dents du côté des conservateurs, mais qui a reçu un accueil grandiose chez les progressistes. En 2018, Azali Assoumani avait invité à la grande mosquée de Mitsoudjé des femmes, dont l’ambassadrice de France à l’occasion d’une adresse à la nation en vue du referendum du mois de juillet, après la prière de l’eid el-fitr.

 

Pour ce qui est des postes de prise de décision, la femme comorienne est reléguée au strapontin. Sur 15 membres du gouvernement, on ne compte qu’une femme. Une encore sur trois gouverneurs au niveau des trois piles indépendantes. Un taux de représentativité très en déca des attentes, et surtout que les nouveaux textes ont prévu la parité entre les hommes et les femmes.

 

Andjouza Abouheir

 


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