Le secrétaire Général du conseil supérieur de la magistrature des Comores Soilihi Mahamoud a pris son bâton de pèlerin pour sensibiliser les magistrats du palais de justice de Fomboni sur les procédures à suivre afin rehausser l'image du pays en matière de droits de l'homme. Une initiative du ministère de la justice suite au rapport publié par le département d'État des États-Unis d'Amérique critiquant vivement la situation du pays en matière de droits humains.
Les questions importantes en matière de droits de l’homme tels que les détentions arbitraires ou illégales, les détenus politiques, les conditions de détention dures, les restrictions graves liées à la liberté d'expression ou de presse ont fait l'objet d'une réunion d'échange tenue la semaine dernière au palais de justice de Fomboni. Le Secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature, Soilihi Mahamoud (alias Sako) a fait le déplacement depuis Moroni pour venir recueillir des informations liées aux conditions de travail des administrateurs de ce palais de justice, mais aussi aux contraintes rencontrées afin de rehausser l'image du pays en matière de droits de l'homme.
Dans son rapport de l’année 2021, le département d’État américain, selon Sako, a relevé des actes de tortures et de traitements inhumains ainsi qu’une impunité pour la violation des droits humains, surtout au sein des forces de sécurité. Les menaces visant les journalistes ont été également citées. « Il y a dans ce rapport des accusations négatives faites par les Etats Unis sur les conditions des droits de l'homme dans notre pays. Ce qui n'est pas bon. Raison pour laquelle on m'a envoyé ici pour discuter avec les magistrats, les cadis et autres pour voir ensemble comment faire pour rehausser notre image » explique-t-il.
Cette même réunion a été tenue à Anjouan et à la Grande-Comore. « Et les propositions faites par les magistrats ne sont pas les mêmes dans chaque île. Par exemple à Mohéli, ils ont proposé l'augmentation du personnel du palais de justice, notamment les magistrats, mais aussi les conditions de travail pour mieux exercer leurs fonctions » a précisé M. Soilihi Mahmoud. À Mohéli les bureaux administratifs sont non seulement insuffisants mais aussi ne possèdent pas l’équipement nécessaire permettant d’exercer librement leur travail. Les conditions de rémunération ont été également évoquées lors de cette discussion.
Des travaux doivent être effectués à la maison d'arrêt de Fomboni pour alléger les conditions d'incarcération des détenus. Selon la même source, la diplomatie américaine a pointé du doigt des atteintes à la liberté d’expression. « Les individus ne peuvent pas critiquer le gouvernement ou soulever des questions d’intérêt public sans contrainte. Il y a aussi l’autocensure dans certains médias » a-t-il fait observer le document.
Riwad
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