Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) et l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont organisé une formation de deux jours à Moroni en faveur des acteurs cibles. Cette formation est un préalable d’échanges entre les représentants des institutions étatiques et la société civile pour mieux relever le défi.
La Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) en collaboration avec l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) a organisé mercredi 20 octobre dernier un atelier de formation pour le renforcement des capacités portant sur le développement et la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit en Union des Comores. La consolidation du processus démocratique dans cette approche intégrée et inclusive avec les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes et les institutions de l’Etat constitue un véritable défi à relever. En ce sens il est acquis que la protection des droits humains et du genre en Union des Comores est consacrée par le préambule de la constitution du 23 décembre 2001, telle que révisée par la loi référendaire du 07 août 2018, qui stipule que le peuple comorien affirme solennellement sa volonté de marquer son attachement aux principes des droits fondamentaux tels que définis par l’ensemble des conventions internationales et régionales. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette formation.
D’après la présidente de la CNDHL, Sittou Raghadat Mohamed, cette formation est un préparatoire aux séances d’échanges entre représentants des institutions étatiques et de la société civile portant sur le thème « Les droits de l’homme constituent la colonne vertébrale d’un pays. Nous devons œuvrer ensemble quotidiennement pour améliorer la situation des droits de l’homme aux Comores ». « Évidement, c’est un devoir pour chacun de nous. Bien entendu le respect des droits de l’homme ne doit pas être synonyme d’affrontement ni d’anarchie. Il s’agit de sensibiliser, de persuader et surtout de faire comprendre que droits sans devoir devient un concept vidé de son sens », souligne-t-elle.
Une série de formations sera organisée les jours suivants, une formation spécifique qui s’articulera autour des missions de la CNDHL, de l’égalité du genre et la restructuration de la plateforme des femmes en politique. Egalement une séance d’échanges entre représentants des institutions étatiques et de la société civile sur les thématiques des droits de l’homme va aboutir à des recommandations dont la CNDHL assurera le suivi.
Andjouza Abouheir
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