La Gazette

des Comores

Débouté par le juge, l’avocat du journaliste se tourne vers la Chambre d’accusation

Débouté par le juge, l’avocat du journaliste se tourne vers la Chambre d’accusation © : HZK-LGDC

La demande de mainlevée formulée par l’avocat du journaliste Oubeidillah Mchangama est rejetée par le juge d’instruction en charge du dossier. Loin de désarmer, Me Fahardine compte saisir la Chambre d’accusation pour faire annuler les mesures qui pèsent sur le journaliste interdit d’exercer ses fonctions, in-fine.


Suite au refus du juge d’instruction d’annuler les mesures restrictives contre le journaliste de RCM-13 et Fcbk FM Oubeidillah Mchangama, son avocat Me Fahardine Abdoulwahid compte faire recours à la Chambre d’accusation pour espérer obtenir gain de cause. Après la réponse négative du juge d’instruction sur la levée des mesures qui pèsent contre le journaliste Oubeidillah Mchagama, accusé de « diffusion de fausses nouvelles et complicité », Me Fahardine Abdoulwahid a annoncé samedi dernier son intention de saisir la Chambre d’accusation pour faire annuler les restrictions qui empêchent son client d’exercer ses fonctions de journaliste. 

 

« Nous avons reçu un non catégorique concernant la demande d’annulation des mesures à l’endroit de mon client. Je vais faire appel à la chambre d’accusation », devait-il annoncer à l’issue de sa toute première rencontre avec la presse dans cette affaire. « Il s’agit d’un dossier vide. Jusqu’à preuve du contraire Oubeidillah Mchangama ne faisait que son travail de journaliste ».

 

Placé sous contrôle judicaire depuis le 04 septembre, M. Mchangama n’exerce plus ses fonctions de journaliste. La justice lui a interdit de tenir des réunions publiques ou privées, de faire de déclaration sur les médias, de publier des messages sur les réseaux sociaux et de quitter l’ile de Ngazidja. Poursuivi par le ministère de la justice, ce journaliste militant et le plus suivi de la place avait demandé de la transparence sur la gestion du budget destiné aux auditions spéciales sur les agressions sexuelles, au mois d’aout dernier.

 

« En aucun moment, mon client n’a avancé des allégations ni des contre-vérités. Il a juste incité le Conseil supérieur de la magistrature à mener une enquête, et c’est ça son métier », explique Me Fahardine, qui déplore le non-respect des procédures engagées contre son client, espérant en revanche que « cette fois », ça ne se reproduira plus.

 

Andjouza Abouheir

 


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