Retrouvé mort chez lui le samedi 12 décembre, le président du syndicat des journalistes Ali Abdou serait mort naturellement selon l’examen médical effectué sur place par le médecin. L’enquête n’est pas bouclée pour autant, a annoncé à la presse le procureur de Moroni.
Devant la presse hier lundi 14 décembre, le procureur de la République, Mohamed Abdou, est revenu sur les circonstances de la mort du premier président du Syndicat des journalistes aux Comores, Ali Abdou. En effet, le confrère était attendu à une réunion familiale avec son cousin, jeudi 10 décembre, mais il ne s’est jamais présenté. Appelé à maintes reprises sur son téléphone, il est resté aux abonnés absents. Son cousin qui avait le double de la clé selon le procureur, s’est présenté chez lui à Malouzini le samedi 12 décembre.
« Il a essayé d’ouvrir la chambre, la porte ne s’ouvrait pas, et le téléphone sonnait à l’intérieur. Il a paniqué et appelé la police qui s’est précipitée sur les lieux », rapporte le parquetier qui a été alerté par la police. « Ils ont forcé la porte et trouvé le corps non couvert allongé du côté droit, en état de décomposition ». « Les affaires à la maison étaient bien ordonnées, les portes bien fermées de l’intérieur. Nous avons retrouvé un paquet de cigarettes et une allumette, ses deux téléphones…», rapporte-t-il.
Le médecin a examiné le corps avec les moyens dont il disposait. Son rapport remis au procureur de la République indique une mort naturelle. « Selon le médecin, Ali Abdou a rendu son âme aux alentours de 23 heures du jeudi [10 décembre], soit 36 heures avant la découverte du corps ». La décomposition et la boursoufflure du corps doivent être le fait de la chaleur dans une maison en béton, pas bien aérée. Le parquet annonce en revanche ne pas écarter la thèse criminelle et que l’enquête continue.
Andjouza Abouheir
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