La Gazette

des Comores

Délestage électrique: Moroni plongée dans le noir

Délestage électrique:  Moroni plongée dans le noir © : HZK-LGDC

C’est à n’en plus finir. Les problèmes de délestages du courant de la SONELEC est un long serpent de mer dont on n’aperçoit pas encore le bout de sa queue. Malgré les changements de direction, et les dizaines de milliards injectés par l’Etat ces dix dernières années, la société n’arrive toujours pas à alimenter régulièrement la capitale et ses environs. Depuis quelques jours, nous sommes repartis de nouveau dans un délestage drastique, qui touche l’ensemble des quartiers de la capitale.


En plus du noir causé par l’absence du courant électrique, c’est le silence de la population, du moins ses représentants, les organisations de la société civile (OSC) qui laissent dubitatif une partie des habitants de la capitale. Cette fois, l’origine serait un problème technique au niveau des groupes électrogènes de la société d’électricité. C’est en tout cas ce qu’on a pu lire dans un communiqué laconique annonçant les coupures sectorielles : « La SONELEC informe son aimable clientèle qu’elle est confrontée à des problèmes techniques au niveau de ses centrales ». Une crise énergétique récurrente qui met à mal toute l’activité économique sans qu’une solution définitive ne soit trouvée.

Et la société d’indiquer que « des interventions techniques au niveau des ses parcs de production sont en cours », sans en préciser la nature, ni la durée. Conséquence, son incapacité à distribuer régulièrement le courant dans la capitale et ses environs. Pour cela, la société d’électricité a subdivisé ces zones en deux. La zone 1 qui regroupe la majeure partie des quartiers, sera alimentée de 17h30 à 14h30 avant de se voir plonger dans un black-out le lendemain de 14h30 à 17h30. La zone 2, qui regroupe les environs directs de la capitale, la distribution se fera de 9h00 à 17h30 avant de replonger dans le noir entre 17h30 à 9h00. Un planning devenu aléatoire. Certains quartiers sont privés de courant alors qu’ils devaient être éclairés en suivant le programme. Dans le nord de la capitale, un quartier comme Sahara s’est retrouvé sans électricité de 10h00 à 21h00 et avec son lot de coupures après l’arrivée du courant ou encore le quartier Zilimadjou qui a presque subi le même sort.

Certes, il faut saluer les efforts du gouvernement pour le maillage de l’électricité sur l’ensemble de l’île (Centrales solaires de Fumbuni et Mitsamiouli), mais l’irrégularité voire l’absence d’électricité dans la capitale fait tache d’huile et cause un vrai manque à gagner pour de nombreux professionnels privés et les administrations publiques qui ne fonctionnent que quelques heures par jour. Dans cette période de campagne pour les législatives, cette situation est complètement passée sous silence par les candidats, devant des électeurs incrédules. Cette démobilisation générale n’augure rien de bon surtout pour une jeunesse de plus en plus déconnectée de la chose publique, pourtant prompte à faire des critiques à tout va.

Imtiyaz

 

   

 


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