Comme à Ngazidja, le ministère de la justice a procédé à la libération de certains prisonniers de la maison d’arrête de Koki à Anjouan. Ils sont 17 sur les 135 détenus de Koki à bénéficier de cette mesure de clémence.
Le ministère de la justice a procédé samedi 02 avril à la libération de 17 prisonniers sur un effectif de 135 incarcérés de la prison de Koki. Selon le directeur des prisons Soilihi Ali Saïd, les bénéficiaires sont des personnes ayant commis des délits mineurs et qui ont purgés une majeure partie de leur peine comme le souligne l’arrêté ministériel. En effet, la note ministérielle a édicté des critères d’éligibilité à cette mesure d’élargissement. La mesure concerne « les personnes âgées de plus de 60 ans, et celles âgées de moins de 25 ans, ayant accompli plus de la moitié de leurs peines et justifiant d’une bonne conduite et d’une capacité d’intégration sociale ». Le directeur de la prison assure avoir respecté les consignes. « Ce sont des prisonniers condamnés pour de petits délits comme le vol, l’escroquerie, etc. », dit-il.
Pour rappel, la semaine dernière, 60 prisonniers ont eu cette chance à la maison d’arrêt de Moroni. Mais parmi les prisonniers remis en liberté se trouvent des auteurs d’agression sexuelle. Ce qui a provoqué une vive réaction des militants des droits de l’homme, qui estiment que ces individus devraient être derrière les barreaux par respect aux victimes.
Rappelons qu’en 2021, pour tenter de limiter le risque de contamination en milieu carcérale en période de pandémie de covid-19, 40 détenus dont 28 à Ngazidja, 6 à Anjouan et 6 à Mohéli ont bénéficié d’un aménagement de peine. Au mois d’avril de 2020, ce sont 33 prisonniers qui ont été relâchés dans le même cadre.
Andjouza Abouheir
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