Vingt-trois localités desservies, 121 kilomètres de conduites et 19 réservoirs, à Ngazidja, le réseau de la Zone 1 Bambao Yadjou - Itsandra entame jusqu'à fin décembre 2026 son exploitation test grandeur nature avant l’inauguration officielle et la mise en service définitive très attendue. Le projet ER2C est mis en œuvre par le gouvernement avec l'appui du PNUD et le financement du Fonds vert pour le climat. Il vise à renforcer la résilience du secteur de l'eau face au climat et à améliorer durablement l'accès à une eau potable sûre et disponible.
Ça y est, le gouvernement, le PNUD et le Fonds vert pour le climat ont lancé la phase de test prolongé du réseau d'eau potable de la Zone 1 Bambao Yadjou - Itsandra, dans le cadre du projet renforcement de la résilience climatique de l'approvisionnement en eau potable (ER2C). Cette phase doit vérifier, en conditions réelles et sur la durée, le fonctionnement des ouvrages de captage, pompage, stockage et distribution avant réception finale. La cérémonie s'est tenue en présence du ministre de l'environnement, celui de l'énergie, de l'eau et des hydrocarbures, du représentant résident du PNUD, des autorités locales, des équipes techniques et des représentants des communautés bénéficiaires. Il s'agit d'une étape déterminante avant l'inauguration officielle, destinée à contrôler l'ensemble des ouvrages de captage, pompage, traitement, stockage et distribution.
En l'occurrence, les essais se poursuivront jusqu'à fin 2026 pour évaluer les performances, contrôler pression, débit et régularité dans les localités desservies, et identifier les ajustements nécessaires avant mise en service définitive. Les équipes assureront un suivi rapproché afin de garantir un service fiable, durable et adapté aux besoins. Pour rappel, la Zone 1 constitue l'une des infrastructures hydrauliques majeures du projet ER2C à Ngazidja. Elle couvre vingt-trois localités réparties dans les communes de Bambao Yadjou, Bangani, Itsandra Yahari, Djoumoichongo et Mbadani, renforçant l'accès à l'eau pour des milliers de ménages et la résilience face au changement climatique. Les infrastructures comprennent 121 kilomètres de conduites, 19 réservoirs totalisant 4650 m3, deux forages et quatre unités de traitement, trente-deux bornes fontaines ordinaires et magnétiques, ainsi que des stations de pompage et de reprise acheminant l'eau depuis les captages jusqu'aux réservoirs et aux localités.
À travers cette réalisation, le gouvernement, le PNUD et le GCF (green climate fund) réaffirment leur engagement pour un accès durable à l'eau potable et le renforcement de la résilience climatique. La mise en eau progressive représente une grande avancée pour cette partie de l'île, confrontée depuis des années à un accès irrégulier, dans un contexte marqué par la sécheresse et le changement climatique. À Ngazidja, le projet concerne plusieurs zones et permet à des dizaines de localités de bénéficier d'infrastructures de captage, traitement, stockage et distribution. En plus des ouvrages, l'ambition est de mettre en place des systèmes durables, résilients et performants, capables d'améliorer les conditions de vie et de réduire la vulnérabilité.
Hamdi Abdillahi Rahilie
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