Le salaire du mois de mai de l’année écoulée, réclamé par les enseignants du secteur public, est désormais disponible à la trésorerie de Ngazidja pour certains enseignants. Un début de solution qui ne change pas grand chose à la situation puisque l’intersyndicale campe sur ses positions.
Depuis mercredi, les autorités ont débloqué le versement du salaire du mois de mai 2017 des enseignants à Ngazidja. Seulement, ce ne sont pas tous les enseignants qui sont concernés, en tout cas pas pour l’instant. Ce paiement se ferait secteur par secteur, et pour le moment, cela concernerait les fonctionnaires des circonscriptions d’inspection pédagogique régionale (Cipr de Moroni, Bambao et Fumbuni), de la direction générale de l’éducation et du lycée de Pimba. Une situation qui n'a pas eu l'effet escompté puisque l'intersyndicale campe sur ses positions.
Les syndicalistes, qui ne critiquent pas le paiement manuel, continuent néanmoins de réclamer plus de précisons sur le déroulement de l’opération. Dans un entretien téléphonique accordé à La Gazette des Comores, le secrétaire général du syndicat des agents de l’éducation, Moussa Mfoungouliyé, refuse de demander aux enseignants de valider les bulletins de notes sans connaitre les détails du processus: «Nous travaillons dans la solidarité. Nous militons ensemble pour la même cause donc nous ne pouvons pas nous précipiter d’accepter de lever le mot d’ordre sans connaitre l’organigramme du versement de ce salaire. Et comme le paiement ne se fait qu’au niveau de Ngazidja, nous ne pouvons pas demander à nos confrères d’Anjouan de remplir les bulletins et qu’au final, ils ne perçoivent rien. Sinon nous passeront pour des hypocrites», explique-t-il.
Il est à noter que seulement 64 millions ont été versés à la trésorerie de Ngazidja sur une masse salariale de près de 300 millions de francs comoriens à Ngazidja et 325 millions pour Ndzuwani. «Ce qui ne facilite pas la situation», ajoute Moussa Mfoungouliyé. Dans ce sens, l’intersyndicale des agents de l’éducation reste intransigeante et demande plus d’explications sur le déroulement du processus avant la validation des deux trimestres. «Nous ne pouvons pas remplir par moitié. Nous attendons que la totalité soit versée pour débloquer la situation et permettre la récupération des bulletins scolaires des élèves. Dans le cas contraire, ils vont encore attendre», renchérit M. Mfoungouliyé.
A.O Yazid
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