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Education / Télé-enseignement : la solution fait son bonhomme de chemin

Education / Télé-enseignement : la solution fait son bonhomme de chemin © : HZK-LGDC

La pandémie de Covid-19 impacte tous les secteurs. L’éducation, l’un des secteurs qui subissent le plus aux Comores, prend un coup de souffle. Bien que la solution envisagée ne semble pas très rassurante, le ministre le met en pratique comme première solution « palliative ».


Le télé-enseignement, méthode appliquée par le ministère de l’éducation nationale pour assurer la continuité de l’année scolaire 2019/2020, ne convient pas à tout le monde. L’on conteste sa mise en pratique du fait de l’instabilité de l’électricité et d’un non-abonnement à la télévision nationale. Du côté du ministère, l’on estime que la réponse à cette problématique est à chercher ailleurs. « Ce n’est pas à moi de répondre à la question des délestages. Nous sommes très conscients mais je pense que nous devons nous acclimater, nous adapter et mettre en avant un des aspects de notre devise qui est la ‘solidarité », confie le directeur de l’enseignement secondaire au MEN, Ben Halidi Faissoil. Ce dernier estime que « l’Etat, les localités, les associations ainsi que les personnes de bonne volonté doivent s’unir pour accompagner cette dynamique salutaire en situation de pandémie ».

 

Le coordonnateur des cours télé-enseignement, ne revient pas d’applaudir car pour lancer ce processus, la stabilisation de l’électricité et l’accès à l’internet devaient se faire en amont. Toutefois, du côté du ministère, l’on affirme que si ce système est mis en pratique « c’est pour répondre à une urgence », dit-il. Une volonté qui serait à saluer si et seulement si tout était dans les normes. Néanmoins, le ministère n’entend pas mettre au placard ce processus car tous les moyens ont été mis pour y arriver et cela via l’Office de la Radio et Télévision des Comores (ORTC). « Dès l’heure où nous avons déclenché cette opération, nous avons identifié des enseignants pour venir concevoir des cours à l’endroit des élèves », explique Ben Halidi Faissoil.

 

Qu’en est-il des conditions ? Le coordonnateur des cours télé-enseignement rassure que les ressources humaines et les compétences pour répondre à cette urgence sont présentes. Il rappelle en effet que le pays n’a pas la prétention de faire mieux que les autres pays et montre que « sans moyens, il faut faire peu et avec peu, faire beaucoup ». « Nous faisons avec les moyens de bord et nous invitons tout un chacun à s’impliquer pour mener à bien ce vaste chantier », lance-t-il.

 

Pour ce qui est de la transmission, il faut rappeler que ce n’est pas toute la population qui a accès à la télévision nationale. Et ici, le coordonnateur rassure que l’ORTC discute avec les radios périphériques qui sont en majorité des antennes privées pour assurer une couverture totale. Un programme en phase d’essai, notre interlocuteur dit qu’à partir de ce lundi, « il y aura 4 heures de temps par jour allant de 8 heures à 12 heures et qu’au cours de la semaine, un programme stable sera mis en place et annoncé pour la totalité des cours ». A la rentrée prochaine et pour combler les lacunes, notre interlocuteur laisse entendre que des cours de remise à niveau seront effectués « compte tenu du dénouement de la fin de l’année en cours et de l’évolution de la pandémie ». 

 

A.O Yazid

 


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